16.04.2008

Détresse sociale

Hier, 21h, nous sommes 3 à faire un nettoyage complet de l'ambulance avant les 24h du Mans.

M. m'appelle. Un homme est affalé sur le trottoir devant le local. Il a toutes les peines du monde à tenir debout. Je sens déjà que la partie va être dure à gagner. Son regard est absent, il essaye de se relever, mais retombe immanquablement sur le marchepied de l'ambulance. Il me dit qu'il a été agressé, qu'il a mal au(x) genou(x), qu'il a un épanchement de synovie. Ses propos sont confus. Il ne cherche apparamment pas qu'on l'aide mais pourtant il reste avec nous. Il n'a pas de chez lui. Je me propose d'appeler le 115: refus de sa part.

Bref, c'est inextricable. S. qui a suivi la scène me tend son portable. Appeler le 15 ne m'enchante guère mais bon, on ne voit rien d'autre à faire. A ma grande surprise, le régulateur ne me laisse pas tomber et m'envoie les pompiers, car "on ne peut pas le laisser comme çà".

Les pompiers arrivent au bout de 10 min. Topo de la situation au chef d'agrès. Apparamment, il n'est pas "connu". Les gyros lui font mal à la tête. S'entame encore 5 min de parlementation pour qu'il accepte de monter dans l'ambulance en décidant... d'être un poids mort. Les pompiers restent encore 5 min sur place avant de partir.

C. est parti à l'hôpital. Qu'y avait-il d'autre à faire?