11.11.2009

Pour changer

Pour changer un peu, il y a quelques semaines, nous avons organisés notre 1ère formation Initiation au secours d'exception (ISE). C'est une formation de 2h pour apprendre ce qu'est une catastrophe, comment ca se gère, comment la prévenir, le rôle des acteurs en cas de cata et notamment de la Croix-Rouge et enfin un petit rappel sur les règles de sécurité. Eh bien pour notre 1ère, ca a pile duré 2h. Nous avions fait un timing avec L. mais étant tout le temps dérangés nous n'avons pas pu mesurer le temps que ca prenait. Finalement c'est bien tombé.

Cette 1ère était destinée principalement aux secouristes, nous ferons les prochaines en prenant soin de mixer secouristes et bénévoles de l'action sociale qui eux aussi sont amenés à intervenir sur une catastrophe. J'espère que nous pourrons former tout le monde d'ici la fin de l'année.

Après un petit pique-nique sympa au local, nous avons fait notre 3ème session de la formation de conduite des véhicules. Ca s'est bien passé bien qu'il fasse un peu froid. Maintenant on est rodé sur l'organisation de cette formaiton qui dure 4h pour 6 personnes environ, car on va un peu plus loin que les recommandations officielles. Sinon j'ai perdu un pari contre D. qui m'assurait pouvoir faire un parcours en marche arrière sans guidage. Ca m'apprendra!

05.05.2009

1er mai, fête du travail ou de la grippe ?

grippe.jpg1er mai, pas de repos pour la Croix-Rouge. En même temps, ca ne changera pas du dernier jour férié où nous avons là aussi été mobilisé. On commence à être habitué.

Après une télé-conférence matinale avec le national, notre directeur départemental nous demande le stock éventuel de matériel que nous aurions concernant la grippe. Rapport à faire dans une heure. En fait pas grand chose puisque ce que nous avions récupéré il y a 1 an, nous avions quasiment tout jeté... Comme quoi!

A 18h, réunion au sommet avec tous les directeurs locaux sur l'information de nos secouristes. Dans la foulée, à 20h45, réunion de la direction locale et du président pour diffusion des consignes aux bénévoles. Dans le foulée aussi appel général de tous les secouristes pour des réunions d'information avec présence obligatoire. Il était sûr que le grippe n'allait pas tous nous décimer le lendemain, mais au moins le jour où, nous serons prêts.

Hier soir, dernière réunion d'information, contrat rempli: tout le monde a été informé. Il ne reste plus que la commande de masques qui se fait attendre car ceux que nous avons ne sont pas adaptés mais suffisants pour les risques traditionnels de postes de secours.

 

On dirait que la grippe s'éloigne maintenant que nous sommes prêts.

04.02.2009

Que d'eau!

inondation.GIFAprès la neige et le verglas, c'était l'arrivée de l'eau. En regardant les jours précédents les interventions en cours des pompiers, je ne me doutais pas que j'aurais à intervenir.

C'était samedi 23 janvier, nous étions tranquillement en train de faire des courses dans un magasin de bricolage quand notre directeur départemental nous a demandé de participer à la fameuse opération "Coup de main, coup de cœur" le lendemain. Mais il n'était pas encore question de partir puisque les effectifs du nord du département suffisaient.

Il aura fallu que le dimanche en fin de matinée, je reçoive un coup de fil pour que mes plans soient chamboulés. Arrivés avec 8 personnes, nous sommes mis rapidement dans le bain . Il s'agissait de finir de déblayer les maisons et mettre tout dans les bennes. Nous ne serons restés que quelques heures mais toute l'opération se déroula dans la bonne humeur et avec la satisfaction d'avoir aidé les gens.

Autant ne pas vous faire de dessin sur notre état vestimentaire à la fin de la journée. Heureusement que j'avais pensé à prendre des sacs poubelle...

26.01.2009

Verglas

mtma.jpgMercredi 14 janvier, 10h30, le directeur départemental m'appelle. Je suis la première personne de la délégation qui répond.

La situation sur le département est tendue à cause du verglas; toutes les ambulances sont prises, c'est un peu la guerre. Le directeur à reçu un appel des pompiers. Ils nous demandent si nous pouvons monter en 1h une équipe dispo d'astreinte pour éventuellement renforcer un centre de secours. Je lui demande 15 min. En 15 min notre équipe est constituée. Pour plus de facilités, nous nous mettons disponibles au local car le délai d'action à domicile serait trop long. Etant le seul cadre disponible, je me rends au local afin de préparer l'équipe, la briefer et de lui donner quelques conseils. Il est vrai que c'est une première pour nous: nous sommes rodés aux postes de secours, pas au prompt-secours. Je les abandonne une fois ceci fait. Si déclenchement il y a, je me rendrais à la caserne afin de voir le dispositif à mettre en place.

A 16h, les secouristes sont finalement rentrés chez eux, le coup de feu était passé. Ils sont déçus, mais ce n'est pas grave. On nous demande quand même de mettre en place une équipe disponible jusqu'au lendemain 20h.

Ce fut une bonne expérience de déclenchement en urgence.

01.12.2008

Abus-suite

Pour faire suite à mon billet sur les abus d'appels des services d'urgence, voici un petit reportage pour ceux qui ne seraient pas du "métier" à bien comprendre la problématique.

http://www.videosdepolice.com/index.php?les-appels-d-urge...

23.11.2008

Trois petits tours...

Cheminee_usine_2.jpgCe jeudi avait eu lieu un exercice plan rouge en banlieue. Seules ces infos avaient filtré.

J'étais un peu à la bourre pour la préparation du matériel devant aller rechercher la VL au garage pour la révision annuelle. Des secouristes prévus sur cet exercice me prévenaient de leur absence à cause de leur boulot: on dirait que la loi de Murphy est toujours d'actualité.

Attente sur un parking exposé au froid et au vent: au bout d'une heure, ca commence à devenir long.

Allez, ca y est c'est parti, le convoi est parti vers les lieux de la catastrophe. Votre petitsecouriste en tête avec son ambulance: il faut dire que le GPS des responsables ne fait pas forcément passer par le meilleur chemin...

Arrivé sur place, direction le parc véhicules, donc en attente de transport de victimes. Re attente. Nous héritons du n°7. Notre tour arrivera assez rapidement. Chargement de la victime. Un petit tour pour simuler le départ vers l'hôpital et retour sur le terrain. Ca y est c'est déjà fini.

20 min de discours, une petite blague de potache, quelques poignées de mains et une assiette traiteur plus tard (et un fond de verre de Beaujolais nouveau pour les volontaires), nous voilà déjà repartis.

 

Et le thème alors? Le thème: explosion dans une usine classée Seveso avec fuite d'amoniac: une trentaine de victimes.

04.11.2008

Abus

La Préfecture de police, avec la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris, le SAMU et la Mairie de Paris lancent une campagne de sensibilisation sur les conséquences de l'utilisation abusive des numéros d'urgence.

Il était temps diraient certains. Bien que cette campagne se limite à Paris intra-muros, elle peut sans problème s'appliquer à tout le territoire français. Elle n'est pas non plus sans rappeler la vidéo diffusé sur toute la Toile par les pompiers de Genève sur le même sujet, tellement diffusée que les Français ont cru que ca s'adressait également à eux. Nous faisons juste dans le plus académique. Espérons que cela aussi efficace que celle de nos voisins suisses.

affiche.jpg

La campagne de nos amis suisses (Genève):

 

17.10.2008

Journée de la sécurité intérieure

Pour les fanas d'uniformes et de métiers qui "bougent", samedi auront lieu les journées de la sécurité intérieure. Vous pourrez y rencontrer dans chaque département les pompiers, la police, la gendarmerie, des associations de sécurité civile telle que la nôtre, et la sécurité civile. Bref, tous ceux qui participent à votre sécurité (surtout le week-end nous concernant).

Le programme alléchant est par là.

JSI.jpg

15.09.2008

Des rencontres

graph5j-1.gifCe week-end avaient lieu les Journées mondiales des premiers secours (JMPS). Manifestation importante s'il en est pour former et informer en masse les gens aux premiers secours. Encore faut-il que le temps soit clément...
L'année dernière, le temps était avec nous, mais emplacement faisant, il n'y a pas eu beaucoup de monde. Cette année, nous étions disposés en plein centre-ville sur le passage que tout à chacun doit emprunter pour faire ses emplettes. Bref, des conditions idéales pour attirer le chaland. Ce sera sans compter sur des trombes d'eau qui se sont invitées toute la journée.
Revenant vers 18h pour démonter les tentes, pendant qu'une des rares initiations se déroulait, j'ai eu la visite de plusieurs personnes aux demandes diverses:
* un jeune qui voulait des renseignements pour passer le brevet de secouriste
* un homme d'une quarantaine d'année, l'allure bourgeoise et le langage châtié qui se renseignait pour du bénévolat concernant sa femme
* une jeune femme, formatrice de premiers secours, venant du sud de la France qui demande si notre association embauche des formateurs
* un jeune étudiant arrivé en France la veille, membre de la Croix-Rouge hongroise qui venait voir ce qui se passait

Le soir même, un poste de secours était prévu (un concert à la campagne). En bon chef, j'ai appelé l'organisateur pour savoir si la manifestation était annulée. Elle l'était à cause du terrain complètement détrempé et l'effondrement d'une tente.


Le dimanche, brocante de quartier. Beau temps bien qu'un peu frisquet. L'animateur de la brocante, animateur d'une radio locale présente sur la quartier faisait le tour des associations présente. La notre a eu aussi droit à son quart d'heure de com' et je fus désigné volontaire d'office pour faire de la pub. Exercice de style assez difficile que j'avais déjà pratiqué l'année dernière. Je m'en suis bien sorti mais prestation que je considère comme moins bonne que la précédente.


A la prochaine :)

Chantons_sous_la_pluie.jpg

 

 

18.08.2008

Tourner la langue dans sa bouche

ou comment ne pas parler trop vite...

Je vous faisais part dans mon dernier billet de la chance ou de la malchance de ne pas participer au rassemblement des tziganes. Eh bien ca n'a pas traîné.

Dimanche après-midi 17h20, je montre tranquillement mes photos de vacances à une copine quand mon portable sonne. Je ne réponds pas pensant à un appel non urgent de ma part de notre adjoint matériel. Mon fixe se met à sonner, c'est toujours lui, qui me dit que le Préfet nous a déclenché via la Ddass. Nous devons être sur site à 18h car les tziganes sont arrivés en masse et plus tôt que prévu et aucun service de secours n'est présent. Je n'ai pas envie de me presser de trop. Les feux rouges ne m'auront pas aidé. Lorsque j'arrive au local tout le matos est déjà prêt, nous attendons un autre équiper avant de partir. J'espère qu'on ne restera pas toute la nuit là-haut.

Ca y est, c'est le départ... C'était sans compter que notre ambulance ne voulait pas démarrer. Habitué de ce genre de caprices avec notre vieille ambulance, nous perdons pas de temps: 2 câbles reliés à la batterie, un petit coup de jus et c'est parti gyro-2 tons: il est 18h.

Les voitures nous laissant passer tant bien que mal, je serre les fesses, ca n'avance pas trop mal. 24 min plus tard nous sommes sur site en même temps que la directrice de la Ddass qui nous remercie chaleureusement pour notre réactivité. Il est vrai qu'il y a déjà beaucoup de monde et pas mal d'embouteillages aux abords du site.

Nous avons rejoint une autre équipe arrivée 5 min avant nous. Nous montons le poste de secours... qui restera désespérément vide toute la soirée. Nous étions pourtant les seuls secours du site pour quelques milliers de personnes. Nous apprenons que nous serons libérés à 22h15. Ouf.

En attendant le repas du soir qui se résumera à une ration de survie pour 2, je fais tourner mon paquet de gâteaux qui fut vivement apprécié. Nous décidons quand même d'aller se chercher un complément au fast-food du coin (enfin le plus proche...).

P1010686.JPG

Déjà la fin, nous remballons notre matériel pour laisser la place à la Protection civile qui viendra à 8h le lendemain. Jamais 1 sans 2, ma voiture avait aussi du mal à démarrer: pourquoi? je ne saurais pas...

Couché à 23h45

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