24.06.2008

Vidéo pédagogique

Une petite vidéo trouvée hier sur Dailymotion sur le traitement d'un arrêt cardiaque suite à une noyade et l'action salvatrice du défibrillateur. Certes on ne comprend pas tout (surtout moi qui parle anglais comme une vache espagnol) mais c'est assez parlant.

Est-ce que les "experts" du secourisme qui traînent sur mon blog peuvent commenter cette vidéo?

03.04.2008

Les médicaments et la pratique secouriste

1381427086.jpg Le sujet de ce carnaval m'a intéressé parce que les secouristes entretiennent parfois des rapports ambigüs avec les médicaments.
Il y a encore quelques années une majorité de secouristes (dont moi) avaient toujours des médicaments dans leur ambulance sur les postes de secours. Quand je parle de médicaments, je pense au très célèbre PLusmalàlatête et tous ses copains ainsi qu'à toutes les crêmes boboaugenouquicalmeladouleur. J'étais un peu sceptique au début quand ces médicaments ont été supprimé et finalement je suis devenu un fervent défenseur du bannissement. Cela a été un peu dur à expliquer au début, mais finalement les gens s'y font.

Quels avantages en a-ton tiré?
  • on ne considère plus les secouristes comme des distributeurs de médocs, mais comme des secouristes
  • plus de soucis de savoir si on donne un cacheton ou pas (en fonction de notre humeur). Je me rappelle que le chef de l'époque posait la question de savoir si il prenait habituellement ce médoc sans problème. Si la réponse était positive, on donnait la pilule.
  • plus de soucis de gestion des dates de péremption et de condition de conservation mais surtout beaucoup moins de risques au niveau médico-légal. Tout le monde fait de l'automédication, va chercher des médocs à la pharmacie ou étale sa pommade sans regarder. Sauf que les pauvres secouristes que nous sommes ne sont pas médecins.


Pour quels inconvénients?
Il est vrai que la majorité des personnes comprennent le fait qu'on ait pas de pilules pour la tête ou de pommage pour le bobo. Cela dit, chez les sportifs, les demandes de straps (bandes de maintien d'articulations devant être fait par un médecin ou un kiné) ne manquent pas, et là c'est plus difficiles à gérer (surtout avec les entraîneurs). Certains le comprennent, d'autres nous regardent d'un air: "mais à quoi vous servez alors?" 

 

Et maintenant?

Aujourd'hui, à la Croix-Rouge (je ne sais pas pour les autres associations), seuls 3 médicaments (d'urgence) doivent se trouver (facultativement) en poste de secours:

  1. aspirine en poudre pour les douleurs thoraciques
  2. trinitrine pour les infarctus
  3. salbutamol pour l'asthme
Ils ne sont à utiliser que dans ces 3 cas précis après contact et accord du médecin régulateur Samu. En fait, un seul médicament nous est autorisé: l'oxygène.

L’oxygène est le seul médicament que l’équipier secouriste peut administrer à une victime qui présente une détresse vitale sans indication médicale. En l’absence de détresse, l’administration d’oxygène ne peut se faire qu’à la demande d’un médecin.

Le Code de santé publique prévoit que
  • la prescription d'un médicament (dont les pommades) relève du doctorat de médecine
  • la délivrance de médicament relève d'un doctorat de pharmacie
  • la distribution de médicament relève du diplôme d'État d'infirmier.

 

Que disent les textes de formation?

Aucune formation de secourisme ne prévoit de délivrer des médicaments. Cela dit les textes officiels de formation aux premiers secours précisent certaines choses.

PSC 1 (sauveteur ; remplaçant de l'AFPS):
Dans certaines maladies, un traitement particulier doit être pris en cas de malaise. Dans ces cas, le traitement et les doses à prendre sont connus par la victime et ont fait l'objet d'une prescription préalable par son médecin.
Si une victime le demande, ou sur consigne d’un médecin préalablement alerté, il faut aider la personne à prendre ce traitement en respectant les doses prescrites par son médecin.[...]


PSE 2 (premiers secours en équipe)
Un équipier secouriste ne peut aider une victime à prendre un médicament que si ce dernier est utilisé :
• Pour soulager, diminuer ou faire disparaître une douleur qui est apparue au moment du malaise ou qui vient de s’aggraver ;
• Pour améliorer l’état respiratoire d’une victime.

Un médicament ne peut être administré à une victime que si :
2.1 Le médicament est prescrit à la victime
2.2 Le médicament est adapté aux troubles observés
2.3 La forme, la dose et le mode d’administration du médicament est celui prescrit
2.4 Le médicament n’est pas périmé



Pour conclure, dans certaines ambulances, vous pourrez peut-être trouver des pharmacies ambulantes, mais chacun voit midi à sa porte.

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01.04.2008

Nos cousins québécois...comme un air de France

Il y a de ces belles histoires que l’on aime raconter... Mardi, Christian Breton, Nadia Dion, Sylvain Côté et un pompier de Lévis ont sauvé, grâce à un défibrillateur cardiaque, la vie d’un homme âgé dans la jeune trentaine qui venait d’avoir un arrêt cardiaque.

Quelques extraits choisis

Avec ce constat sans équivoque, le trio ne comprend pas pourquoi les policiers qui sont arrivés sur la scène avant les ambulanciers n’étaient pas équipés d’un défibrillateur.

«Les policiers nous ont dit qu’ils étaient formés pour l’utiliser, mais qu’ils n’en avaient pas dans leur véhicule. C’est incroyable!», s’insurge M. Breton.

En fait, ils ne comprennent pas pourquoi l’installation de défibrillateurs dans les lieux publics, tels les arénas, les centres communautaires, les hôtels de ville et les édifices gouvernementaux, n’est pas développée au Québec comme c’est le cas en Ontario et à Ottawa.

«Alors, je ne comprends pas qu’une entreprise privée paie 3000 $ pour un tel équipement, mais que dans le foyer pour personnes âgées de mon père, où il vit avec 40 autres personnes à risque, il n’y ait pas ce type d’équipements. Vous pouvez être certain que la conjointe du monsieur qu’on a pu sauver cette semaine à l’aide de cet appareil, elle l’aurait payé le 3000 $ de sa poche pour ce défibrillateur. En tout cas, j’espère que cette histoire aura un impact sur les décideurs et les politiciens sur l’importance du défibrillateur.»

«Il faut aussi sensibiliser les gens sur l’importance du RCR, ajoute-t-il. Seulement 5 % de la population au Québec est en mesure de mettre en œuvre les méthodes de réanimation sur une personne qui vient d’avoir une crise cardiaque.»

30.03.2008

Vivement dimanche.... avec un défibrillateur

2016552413.jpgAlors que je n'ai pas à la Croix-rouge ce dimanche, j'ai entrepris de regarder la télé. Il se trouve que la seule émission un tant soit peu intéressante soit "Vivement dimanche" avec pour invitée Roselyne Bachelot, actuelle ministre de la santé.

Un des invités, choisis par Mme Bachelot, fut le Pr Pierre Carli (directeur du Samu de Paris) qui nous fit une belle pub pour les secours en France, le rôle des Samu dans l'aide médicale urgente. Une bonne partie de son intervention portait sur les défibrillateurs.

Alors merci à Mme la ministre d'avoir invité Pierre Carli et à lui d'avoir fait de la pub pour une meilleure connaissance de ces appareils. 

21.03.2008

Ca se passe comme ca...

...dans toutes les communes des France et de Navarre avec des taux de récupération misérables. Pourtant, les 1ers gestes ont été effectués, les pompiers sont à 5 min et le Smur guère plus. Pas de défibrillateur dans le gymnase ni dans le cadre de Nancy Défib' (le programme devrait se mettre en place).

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18.03.2008

Carnaval...

1011147732.gifAllez, c'est la fête!

 

N'ayant pas pu participer à la 1ère édition, je me rattrappe avec la seconde. Le thème: Le médicament et vous.

Le petitsecouriste que je suis à des choses à raconter (j'espère être à la hauteur), mais pour le moment, botus et mouche cousue...

26.02.2008

L'hôpital a besoin de vous

1180359945.jpgLancement d'une campagne nationale sur les besoins en recrutement dans les hôpitaux. Au-delà de la forte représentativité des métiers médicaux et paramédicaux (en même temps, c'est normal), on peut se demander où sont passé les personnels administratifs? Parce que petitsecouriste a déjà travaillé dans les services administratifs de structures de soins et parce que les personnels hospitaliers (jusqu'à preuve du contraire) ne se gèrent pas tous seuls...

PS 1: des photos de vrais professionnels de santé aurait été préférable aux photos de com. Cela dit, s'il faut çà pour attirer du monde... 

PS 2: j'ai bien aimé les vidéos, parce que si ca peut faire prendre conscience aux gens de la nécessité de se former aux gestes qui sauvent, c'est tout bénef!

09.02.2008

1 vie = 3 gestes

La Fédération française de cardiologie lance en ce moment une campagne sur les gestes qui sauvent, notamment la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) accompagné du défibrillateur.

 

Sur le site vous trouverez une mine d'informations:

  • le fonctionnement normal du coeur et lors de l'arrêt cardiaque
  • l'importance de pratiquer rapidement des gestes et d'utiliser le défibrillateur
  • comment et où se former
  • les villes où des initiatives sont mises en place
  • des témoignages
  • ...
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  Allez jeter un coup d'oeil, ca vaut le coup :

24.01.2008

C'était pas un footballeur lui...

da118c60b178456e2b301a1951ac71eb.jpgUn élève du lycée Jean-Renoir à Bondy (Seine-Saint-Denis), qui avait été victime d'un malaise cardiaque pendant un cours d'éducation physique lundi, est décédé mardi soir, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

L'adolescent, âgé de 14 ans, avait été transporté à l'hôpital en état d'arrêt cardiaque après un match de handball dans l'après-midi.
 
 
Je ne sais pas si un défibrillateur lui aurait sauvé la vie, mais en tout cas, ca aurait valu le coup d'essayer. Ce drame, en opposition avec celui du footballeur Marco Randriana, montre bien la nécessité d'implanter des défibrillateurs dans tous les lieux publics.
 
PS: mourir d'un arrêt cardiaque à 14 ans n'est physiologiquement pas normal. Il est probable qu'il ait une malformation cardiaque non diagnostiquée. D'ailleurs la photo le montre bien, c'est une personne plutôt âgée qui est représentée.

19.01.2008

De l'eau au moulin

a60adffdaf1df25c75616abd168da017.jpgMarco Randriana a frôlé la mort hier soir. Il le sait. Et ne doit son salut qu'à la rapidité d'action des secours, mais surtout à un défibrillateur présent sur le stade. Un équipement obligatoire sur les stades depuis 2005, mais seulement sur ceux qui accueillent des professionnels. Pas les autres.

La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé l’attribution de deux millions d’euros de subventions exceptionnelles afin de développer l’installation de défibrillateurs dans les structures sportives.  Espérons que cela évite de nouveaux drames.

D'autres n'ont pas eu cette chance: Marc-Vivien Foé en 2003 ou Antonio Puerta en 2007, tous les deux victimes d'un arrêt cardiaque en plein match.

Cet évènement qui aura pu se terminer dramatiquement aura montré au grand public la nécessité de se former aux gestes qui sauvent ainsi que de l'importance du défibrillateur. Il faut savoir que chaque minute qui passe, c'est 10% de chance de survie en moins.

 

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Pour connaître le principe de fonctionnement d'un défibrillateur: c'est ICI

 

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