16.06.2008
Soutien psy
Vendredi aprem,
Rencontre sportive des élèves du primaire de la ville. A priori, pas grand chose à part de la trauma-bobologie-psychosomatique. Les jeunes sont un peu infernaux, on les gère comme on peut.
Ce ne sera pas sans compter une gamine qui va rester 1h dans l'ambulance. Le besoin de soutien psy ne se fait pas immédiatement sentir puisqu'elle vient pour des douleurs aux doigts suite au match de volley. Il se trouve qu'elle n'a rien aux doigts.
Gamine de 10 ans dont les parents ont divorcé, chacun recasé de son côté avec des gamins du nouveau couple. Sa mère et plus généralement sa famille ne veut pas entendre parler de quoi que ce soit. Elle a consulté un psy mais aucune amélioration. Elle présente des traces de scarifications et nous a dit : "je veux mourir". L'institutrice fait tout pour l'aider mais rien y fait.
Bref, elle est dans un état psychologique déplorable et on ne peut pratiquement rien faire à notre niveau. On se contente de l'écouter.
Note personnelle: je ne pensais qu'on pouvait être dans des états pareils à cet âge-là.
13:18 Publié dans Etats d'âmes, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.05.2008
24h de Stan 2008
Ca y est le rideau est tiré pour 2 ans: les 24h de Stan 2008, c'est fini!
Les déjantés étudiants nancéiens nous auront donné un peu de boulot, surtout de la bobologie. Maintenant nous sommes tous experts en antiseptie expresse. Quelques cas qui nécessitaient d'aller aux urgences mais rien d'anormal pour une manifestation de cette ampleur.
Je me rappelle quand même que le Smur de Nancy qui revenait d'une intervention était passé nous voir, et là boum 2 cas de trauma direction les urgences. Et quand il est reparti, le calme est revenu. Un seul cas d'alcoolisme et encore, ce n'est rien à côté des soirées étudiantes. Logistique entièrement gérée par notre délégation et ca c'est super bien passé. Quelques remises au point côté secourisme (j'ai pas été bon sur ce coup là).
Une intervention restera tout ce même en mémoire de beaucoup de monde. La course s'est arrêtée à 16h, la tente logistique était démontée 1h avant (ca aura son importance après, vous verrez). Le chef de dispositif avait refait un point en début d'aprem pour la fin de la course et les risques qui en découlaient. Tout le monde rigolait doucement... L'ambulance et le VL avaient été bougées pour satisfaire à la tradition: coup de 2 tons pour la fin de la course en même temps que les étudiants.
Tout les secouristes sont dehors pour voir l'arrivée et le podium, quand à 16h15 un gars court comme un dératé vers le poste: "venez vite, quelqu'un ne se sent pas bien". Je pars avec 2 collègues et notre petit sac de premiers secours. Je ne sais pas pourquoi mais sur ce coup là, je sens que ce ne sera pas du pipeau. J'enfile mes gants en courant, contrairement à mon habitude.
Arrivée sur la victime, je repère un filet de sang sous le pantalon. Je soulève délicatement mais rapidement et là sous mes yeux une plaie de 20 cms de long sur 2 de profondeur. On voit limite les os, mais je ne m'attarde pas, le sang ne coule pas, motricité OK donc plus d'urgence. Je remets le pantalon en place pour ne pas que la victime s'affole. Et là c'est le drame! Une pluie d'orage d'été à grosses gouttes se met à tomber suivie de grêle. Nous tentons d'abriter la victime et nous (nous sommes en polo) sous les parapluies d'étudiants. Bilan radio pour demander l'ambulance pour transport plus une attelle, mais je ne savais pas comment décrire la situation, il faut faire vite: la seule expression qui me vient rapidement c'est "fracture ouverte". Dans notre malheur, on s'aperçoit qu'il n'y a pas de champ stérile dans le sac, j'étais pourtant persuadé de leur présence. Alors va pour des compresses. L'attelle est posée et l'ambulance arrive assez rapidement au 2 tons, normal, il faut se frayer un chemin au milieu des barrières métalliques et de la foule compacte à ce moment là. Chargement express à l'intérieur: là, c'était du scoop and run dans la plus pure tradition. Je monteà l'avant dans l'ambulance, mais je ne suis capable de rien faire, je n'arrive pas à ouvrir les yeux tellement ils me piquent. Arrivée au poste de secours, je suis déchargé de l'intervention. Bilan rapide pour appel au 15 et roule ma poule vers les urgences : ca aurait dommage de perdre le bénéfice de la prise en charge rapide. Aux urgences, il se trouve que c'est le chir ortho qui est de garde et l'étudiant est pris en charge immédiatement. Bon ce n'était pas une fracture, mais faire un bilan trauma sous la grêle, c'est pas facile...
Vous comprenez maintenant pour la tente...
11:24 Publié dans Etats d'âmes, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.05.2008
Chronique de la vie ordinaire
Jeudi, nettoyage du logistique en vue des 24h de Stan. Nous somme chez S. dans une petite rue tranquille d'un lotissement de banlieue. Le genre où les rues parallèles sont toutes les mêmes.
Une mère de famille d'une quarantaine d'années s'arrête en voiture à notre hauteur, l'air contrarié. Dialogue:
-"Je cherche la rue X, c'est pour chercher ma fille"
-"Il n'y a pas de rue X dans le coin"
-"En fait, je ne sais pas comment ca s'appelle, ni où ca se trouve"
-"Vous la chercher dans une structure, genre MJC ou chez quelqu'un?
-"Chez une copine"
-"Bah ça va être difficile de vous aider alors"
-"Bon de toutes façon, je n'habite pas loin, je regarderai dans l'annuaire".
-"....!!!!!!????"
10:32 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.05.2008
Vous avez demandé la Croix-rouge... ne quittez pas...
Ce soir est prévu de longue date le Gala de 4 écoles des Mines en banlieue. Notre équipe de 6 personnes motivées était prête.
Simplement ce sera sans compter sur l'organisation des... organisateurs. Prenons si vous le voulez bien la définition d'organiser.
Organiser: combiner, disposer pour le bon fonctionnement.
Revenons à présent à nos moutons. Notre directeur local téléphone par hasard ce soir-là au responsable d'une autre assoc qui se trouve elle aussi sur le même dispositif que nous...
Stupeur (et tremblements... nan nan pas çà). Les organisateurs de notre ville ont l'habitude de bosser avec nous et ça se passe très bien. Il se trouve que ce soir là, les autres organisateurs (les autres quoi) d'une autre ville ont l'habitude de travailler avec l'autre assoc. Bref 2 organisateurs d'une même soirée qui prennent 2 prestataires différents...
Un peu déçus et contents à la fois, nous en avons profité pour faire un entraînement un peu plus long sur les hémorragies. Ca ne fait jamais de mal. Puis dispersion et petit coup à boire avec L.
Espérons que ces futurs ingénieurs des Mines sauront mieux organiser leur boulot qu'une soirée étudiante...
23:00 Publié dans Etats d'âmes, Formation, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.04.2008
PDM
Le PDM, ou poste de merde. Tous les secouristes de France et de Navarre connaissent çà.
Ce dimanche, j'ai cru que j'allais y avoir droit. Un poste de compétition de VTT dans la campagne de 8h30 à 13h. En plus, on était invité à venir plus tôt pour le petit-dej offert par la maison. Sympathique, mais il faut se lever plus tôt. J'avais quand même prévu de manger un petit quelquechose, on ne sait jamais.
Arrivé sur le poste, que du café (je déteste çà) alors je me rabats sur de l'Oasis. Le boulanger du coin a oublié de faire les croissants pour l'organisateur... Nous aurons donc droit à 2 tranches de brioche. Heureusement que j'avais prévu le coup... Mais S. nous a ramené des petites sucreries dont j'ai oublié le nom.
Nous montons sur le lieu du poste à la lisière de la forêt avec une vue sur tout le plateau. Le soleil brille, il fait beau et chaud, manches courtes de rigueur. Assis confortablement dans l'herbe, le chant des oiseaux comme musique et la forêt comme parfum, le poste s'égrène tranquillement. J'en profite pour tester les fonctionnalités de mon appareil photo.
Il est midi, l'organisateur nous annonce la fin du poste.
Un poste très sympathique en fait!
19:03 Publié dans Etats d'âmes, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.03.2008
Ca se passe comme ca...
...dans toutes les communes des France et de Navarre avec des taux de récupération misérables. Pourtant, les 1ers gestes ont été effectués, les pompiers sont à 5 min et le Smur guère plus. Pas de défibrillateur dans le gymnase ni dans le cadre de Nancy Défib' (le programme devrait se mettre en place).
11:53 Publié dans Etats d'âmes, Santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.03.2008
Encore du boulot!
Ces deux dernières semaines ont encore été riches:
* récupération d'une vingtaine de brancards largués par le CHU. Ca nous servira pour les soirées étudiantes et postes de grande envergure. Ca nous évitera de sortir nos lits Picots difficiles à nettoyer.
* rangement du local et largage du matos qui trainait depuis des lustres et qui ne servait jamais. C'est fou la place qu'on gagne...
* réception d'armoires commandées pour ranger le matériel autrement que dans des armoires hors d'âge. Au passage, j'en profite pour adresser un coup de gueule à l'entreprise chez qui nous les avons commandé et qui nous prends pour des imbéciles.
* 3 postes de secours où ils faisaient très froid. Une belle luxation de l'épaule très caractéristique à mettre à mon "tableau de chasse". Heureusement pour le blessé, en 15 min, il était à l'hôpital.
A plus pour de nouvelles aventures...
10:51 Publié dans Autre, Etats d'âmes, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.01.2008
C'était pas un footballeur lui...
Un élève du lycée Jean-Renoir à Bondy (Seine-Saint-Denis), qui avait été victime d'un malaise cardiaque pendant un cours d'éducation physique lundi, est décédé mardi soir, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
12:45 Publié dans Etats d'âmes, Santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
De l'eau au moulin
Marco Randriana a frôlé la mort hier soir. Il le sait. Et ne doit son salut qu'à la rapidité d'action des secours, mais surtout à un défibrillateur présent sur le stade. Un équipement obligatoire sur les stades depuis 2005, mais seulement sur ceux qui accueillent des professionnels. Pas les autres.
La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, a annoncé l’attribution de deux millions d’euros de subventions exceptionnelles afin de développer l’installation de défibrillateurs dans les structures sportives. Espérons que cela évite de nouveaux drames.
D'autres n'ont pas eu cette chance: Marc-Vivien Foé en 2003 ou Antonio Puerta en 2007, tous les deux victimes d'un arrêt cardiaque en plein match.
Cet évènement qui aura pu se terminer dramatiquement aura montré au grand public la nécessité de se former aux gestes qui sauvent ainsi que de l'importance du défibrillateur. Il faut savoir que chaque minute qui passe, c'est 10% de chance de survie en moins.

Pour connaître le principe de fonctionnement d'un défibrillateur: c'est ICI
19:15 Publié dans Etats d'âmes, Santé | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.05.2007
Etre ou ne pas être...chef (2)
Ca y est, c'est décidé, je ferais la formation de chef d'intervention.
Les multiples questionnements et conflits intérieurs se sont mis d'accord. Il ne me reste plus qu'à m'inscrire avant qu'il n'y ai plus de place (session d'une semaine bloquée fin juin). Mon responsable est d'accord, ne reste plus que l'avis du département.
Je suis à la fois pressé, excité d'y être et d'en bouffer (ca fait du bien de se remettre en question) et en même temps un peu inquiet du sort qui va m'être réservé (ca ne fait pas forcément plaisir aussi de se ramasser). Une chose est sûre, mon estomac sait qu'un séjour agréable l'attend, ma balance moins (la réputation de l'Albaron n'est plus à faire).
19:05 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







