03.07.2008
Nouvelles diverses et variées
Quelques postes de secours ces temps derniers:
Un que je connais bien pour l'avoir déjà fait (c'est la suite de çà: PDM). Sauf que là, c'en était vraiment un: pas à la lisière de la forêt mais dans la salle des fêtes surchauffée de la commune à tourner comme des lions en cage à attendre désespérément un soin de bobologie. Et ce, toute la journée. On nous a quand même libéré 1h30 avant la fin du poste. Ouf!
Mais comme j'en avais pas assez fait, j'ai enchaîné sur un concert en plein-air donné par Dany Brillant (si si vous connaissez, je vous assure). Sur place, un cas de traumato-psy pédiatrique et un saignement de nez quand j'allais enclencher la 1ère vitesse de l'ambulance pour partir du poste... La mairie nous avait même installé (comble du luxe) une bassine de glace pour mettre nos boissons au frais à défaut de frigo... faudrait pas qu'on s'embourgeoise de trop non plus!
Je me suis rendu sur le NRJ Music Tour en touriste sur un autre département avec une copine de la Croix-rouge. Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur que ca fait de savoir que ce sont des autres (en l'occurrence la Croix-blanche) qui assurent les secours.
Voili voilou.
12:44 Publié dans Divers secourisme, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.06.2008
Vidéo pédagogique
Une petite vidéo trouvée hier sur Dailymotion sur le traitement d'un arrêt cardiaque suite à une noyade et l'action salvatrice du défibrillateur. Certes on ne comprend pas tout (surtout moi qui parle anglais comme une vache espagnol) mais c'est assez parlant.
Est-ce que les "experts" du secourisme qui traînent sur mon blog peuvent commenter cette vidéo?
18:39 Publié dans Divers secourisme, Formation, Santé, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.06.2008
Mode et sécurité
Non non, ce n'est pas le titre d'un nouveau magazine que vous trouverez chez votre marchand de journaux préféré.
C'est juste qu'un personnage, disons-le, pas franchement de notre monde se met à faire de la pub pour quelque chose de plus important qu'il n'y parait: le gilet de sécurité (jaune rétroréfléchissant). La campagne de com est assez décalée et finalement le message passe bien.
Pour ceux qui seraient passé entre les mailles du filet, le gilet et le triangle sont obligatoires à partir du 1er juillet 2008, dixit le conseil de la sécurité routière. Bon, les décrets d'application ne sont toujours pas sortis à l'heure où j'écris ce billet, mais bon parfois on en attend pas moins (cf. Référentiel PSC1).
Bon à quoi çà sert?
Tout simplement à être vu. Un gilet permet d'être repéré à 150-200m. Un triangle se pose à peu près à cette distance.
Un gilet est obligatoire, mais le mieux est quand même d'en avoir un par passager. On ne sait jamais.
Petits rappels de secourisme
Protection d’un accident de la route
Si l’on est en voiture.
- Allumer ses feux de détresse dès que l’on est en vue d’un accident et ralentir,
- garer son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt d’urgence si elle existe,
- veiller à faire descendre immédiatement tous les occupants de son véhicule et les mettre en sécurité sur le bas-côté, derrière les glissières de sécurité, si elles existent.
Dans tous les cas.
- Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m, pour éviter tout suraccident (triangle de pré-signalisation, lampe électrique, linge blanc, feux de détresse du véhicule), avec l’aide de témoins éventuels,
- interdire toute approche si un danger persiste (transport de matières dangereuses),
- ne pas fumer et ne pas laisser fumer, en présence d’un feu naissant dans un compartiment moteur, utiliser un extincteur,
- couper le contact des voitures accidentées, si possible.
Extraits du référentiel de formation PSC1.
Merci à Grange Blanche pour le lien de Karl.
22:54 Publié dans Autre, Divers secourisme, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, protection, sécurité routière, accident, psc1, afps, karl lagerfeld
16.04.2008
Détresse sociale
Hier, 21h, nous sommes 3 à faire un nettoyage complet de l'ambulance avant les 24h du Mans.
M. m'appelle. Un homme est affalé sur le trottoir devant le local. Il a toutes les peines du monde à tenir debout. Je sens déjà que la partie va être dure à gagner. Son regard est absent, il essaye de se relever, mais retombe immanquablement sur le marchepied de l'ambulance. Il me dit qu'il a été agressé, qu'il a mal au(x) genou(x), qu'il a un épanchement de synovie. Ses propos sont confus. Il ne cherche apparamment pas qu'on l'aide mais pourtant il reste avec nous. Il n'a pas de chez lui. Je me propose d'appeler le 115: refus de sa part.
Bref, c'est inextricable. S. qui a suivi la scène me tend son portable. Appeler le 15 ne m'enchante guère mais bon, on ne voit rien d'autre à faire. A ma grande surprise, le régulateur ne me laisse pas tomber et m'envoie les pompiers, car "on ne peut pas le laisser comme çà".
Les pompiers arrivent au bout de 10 min. Topo de la situation au chef d'agrès. Apparamment, il n'est pas "connu". Les gyros lui font mal à la tête. S'entame encore 5 min de parlementation pour qu'il accepte de monter dans l'ambulance en décidant... d'être un poids mort. Les pompiers restent encore 5 min sur place avant de partir.
C. est parti à l'hôpital. Qu'y avait-il d'autre à faire?
09:44 Publié dans Autre, Divers secourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : social, sdf
14.04.2008
Hein?!
Tombé par hasard dessus aujourd'hui. Extrait de Directmatin.com.
Avec plus d'un million de voyageurs chaque jour à travers sept départements franciliens, le RER A arrive à saturation. Vendredi, la RATP a dévoilé un plan d'action afin de pallier les difficultés du réseau.
[...]Pour répondre à la multiplication des malaises de voyageurs -400 par an selon la régie -, un secouriste sera présent stations Gare de Lyon et à Châtelet.[...].
Pourrait-on avoir un peu plus de précisions sur ce dispositif M. Mongin?
PS: Il existe déjà dans les gares des postes de secours lors des grands départs.
23:28 Publié dans Divers secourisme, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ratp, métro, rer, rer a, malaise
11.04.2008
24h du Mans moto - préparation
Dans une semaine, ce sera le grand jour, que beaucoup d'entre nous attendent et redoutent à la fois: les fameuses 24h du Mans version bécane. Nous partons à 8 avec notre ambulance, le VL ainsi qu'une voiture de location. Départ vendredi vers 8-9h.
En attendant, nous nous préparons à la chose: révisions des techniques particulières telles retrait de casque, retournement d'une personne à plat ventre ainsi que les écharpes et les attelles (en plus ca servira pour le judo de ce WE). Il est aussi prévu un entraînement spécifique à ceux qui viendront sur les 24h: ca permettra d'être au top sur le terrain.
Sinon, un nettoyage complet de l'ambulance et du matériel est prévu ainsi qu'un point que le matériel à emporter. Il ne faudrait pas qu'on soit en rupture de stock, parce que ca risque d'être chaud. On m'a parlé de 2500 interventions en 48h... Pour ceux qui ont lu mon billet sur le tecknival, ca promet d'être dans ce genre là avec un mix de soirée étudiante (fracture de côtes du Rhône).
Une chose pas mal a été faite le WE dernier: on a fait installer une radio mobile dans l'ambulance en l'enlevant de la vielle ambulance dont on ne se sert quasiment plus qu'en logistique. L'installation a été rapide et réalisée par un vrai professionnel compétent dont on va garder l'adresse. Bref, on est très satisfaits.
Bon, sur ce, je vous laisse, j'ai un entretien d'embauche.
11:02 Publié dans Divers secourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, le mans
03.04.2008
Les médicaments et la pratique secouriste
Le sujet de ce carnaval m'a intéressé parce que les secouristes entretiennent parfois des rapports ambigüs avec les médicaments.Il y a encore quelques années une majorité de secouristes (dont moi) avaient toujours des médicaments dans leur ambulance sur les postes de secours. Quand je parle de médicaments, je pense au très célèbre PLusmalàlatête et tous ses copains ainsi qu'à toutes les crêmes boboaugenouquicalmeladouleur. J'étais un peu sceptique au début quand ces médicaments ont été supprimé et finalement je suis devenu un fervent défenseur du bannissement. Cela a été un peu dur à expliquer au début, mais finalement les gens s'y font.
Quels avantages en a-ton tiré?
- on ne considère plus les secouristes comme des distributeurs de médocs, mais comme des secouristes
- plus de soucis de savoir si on donne un cacheton ou pas (en fonction de notre humeur). Je me rappelle que le chef de l'époque posait la question de savoir si il prenait habituellement ce médoc sans problème. Si la réponse était positive, on donnait la pilule.
- plus de soucis de gestion des dates de péremption et de condition de conservation mais surtout beaucoup moins de risques au niveau médico-légal. Tout le monde fait de l'automédication, va chercher des médocs à la pharmacie ou étale sa pommade sans regarder. Sauf que les pauvres secouristes que nous sommes ne sont pas médecins.
Pour quels inconvénients?
Il est vrai que la majorité des personnes comprennent le fait qu'on ait pas de pilules pour la tête ou de pommage pour le bobo. Cela dit, chez les sportifs, les demandes de straps (bandes de maintien d'articulations devant être fait par un médecin ou un kiné) ne manquent pas, et là c'est plus difficiles à gérer (surtout avec les entraîneurs). Certains le comprennent, d'autres nous regardent d'un air: "mais à quoi vous servez alors?"
Et maintenant?
Aujourd'hui, à la Croix-Rouge (je ne sais pas pour les autres associations), seuls 3 médicaments (d'urgence) doivent se trouver (facultativement) en poste de secours:
- aspirine en poudre pour les douleurs thoraciques
- trinitrine pour les infarctus
- salbutamol pour l'asthme
Le Code de santé publique prévoit que
- la prescription d'un médicament (dont les pommades) relève du doctorat de médecine
- la délivrance de médicament relève d'un doctorat de pharmacie
- la distribution de médicament relève du diplôme d'État d'infirmier.
Que disent les textes de formation?
Aucune formation de secourisme ne prévoit de délivrer des médicaments. Cela dit les textes officiels de formation aux premiers secours précisent certaines choses.
PSC 1 (sauveteur ; remplaçant de l'AFPS):
Dans certaines maladies, un traitement particulier doit être pris en cas de malaise. Dans ces cas, le traitement et les doses à prendre sont connus par la victime et ont fait l'objet d'une prescription préalable par son médecin.
Si une victime le demande, ou sur consigne d’un médecin préalablement alerté, il faut aider la personne à prendre ce traitement en respectant les doses prescrites par son médecin.[...]
PSE 2 (premiers secours en équipe)
Un équipier secouriste ne peut aider une victime à prendre un médicament que si ce dernier est utilisé :
• Pour soulager, diminuer ou faire disparaître une douleur qui est apparue au moment du malaise ou qui vient de s’aggraver ;
• Pour améliorer l’état respiratoire d’une victime.
Un médicament ne peut être administré à une victime que si :
2.1 Le médicament est prescrit à la victime
2.2 Le médicament est adapté aux troubles observés
2.3 La forme, la dose et le mode d’administration du médicament est celui prescrit
2.4 Le médicament n’est pas périmé
Pour conclure, dans certaines ambulances, vous pourrez peut-être trouver des pharmacies ambulantes, mais chacun voit midi à sa porte.

23:05 Publié dans Blog, Divers secourisme, Santé, Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
Nos cousins québécois...comme un air de France
Il y a de ces belles histoires que l’on aime raconter... Mardi, Christian Breton, Nadia Dion, Sylvain Côté et un pompier de Lévis ont sauvé, grâce à un défibrillateur cardiaque, la vie d’un homme âgé dans la jeune trentaine qui venait d’avoir un arrêt cardiaque.
Quelques extraits choisis
Avec ce constat sans équivoque, le trio ne comprend pas pourquoi les policiers qui sont arrivés sur la scène avant les ambulanciers n’étaient pas équipés d’un défibrillateur.
«Les policiers nous ont dit qu’ils étaient formés pour l’utiliser, mais qu’ils n’en avaient pas dans leur véhicule. C’est incroyable!», s’insurge M. Breton.
En fait, ils ne comprennent pas pourquoi l’installation de défibrillateurs dans les lieux publics, tels les arénas, les centres communautaires, les hôtels de ville et les édifices gouvernementaux, n’est pas développée au Québec comme c’est le cas en Ontario et à Ottawa.
«Alors, je ne comprends pas qu’une entreprise privée paie 3000 $ pour un tel équipement, mais que dans le foyer pour personnes âgées de mon père, où il vit avec 40 autres personnes à risque, il n’y ait pas ce type d’équipements. Vous pouvez être certain que la conjointe du monsieur qu’on a pu sauver cette semaine à l’aide de cet appareil, elle l’aurait payé le 3000 $ de sa poche pour ce défibrillateur. En tout cas, j’espère que cette histoire aura un impact sur les décideurs et les politiciens sur l’importance du défibrillateur.»
«Il faut aussi sensibiliser les gens sur l’importance du RCR, ajoute-t-il. Seulement 5 % de la population au Québec est en mesure de mettre en œuvre les méthodes de réanimation sur une personne qui vient d’avoir une crise cardiaque.»
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30.03.2008
Vivement dimanche.... avec un défibrillateur
Alors que je n'ai pas à la Croix-rouge ce dimanche, j'ai entrepris de regarder la télé. Il se trouve que la seule émission un tant soit peu intéressante soit "Vivement dimanche" avec pour invitée Roselyne Bachelot, actuelle ministre de la santé.
Un des invités, choisis par Mme Bachelot, fut le Pr Pierre Carli (directeur du Samu de Paris) qui nous fit une belle pub pour les secours en France, le rôle des Samu dans l'aide médicale urgente. Une bonne partie de son intervention portait sur les défibrillateurs.
Alors merci à Mme la ministre d'avoir invité Pierre Carli et à lui d'avoir fait de la pub pour une meilleure connaissance de ces appareils.
20:39 Publié dans Divers secourisme, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.03.2008
Coeurs sensibles s'abstenir...
Un article trouvé dans Le Monde du 29 février 2008. Bonne initiative de la part des casinos, mais nouvelle plutôt insolite.
Des défibrillateurs au casino pour les joueurs trop sensibles.
Rouge, pair et manque. La vie parfois tient à trois fois rien. A une petite bille en ivoire qui hésite, hésite, hésite, et finit par rouler dans la case d'à côté. A cette quinte flush ratée de peu, foutu dix de trèfle. A un bandit manchot qui affiche soudain le jackpot du siècle. Qu'il perde ou qu'il gagne, le coeur du joueur est soumis à de brusques accélérations qui peuvent, pour les plus fragiles, être fatales. D'où l'initiative du groupe Vikings, qui exploite sept casinos en France : l'installation dans chacun de ses établissements d'un défibrillateur. L'appareil aura pour fonction d'apporter les premiers secours aux clients victimes d'un malaise cardiaque. "Jusqu'ici, assure Christian Huby, directeur général du groupe, nous n'avons jamais eu à déplorer d'accident de ce type. Mais ces défibrillateurs, c'est un peu comme les airbags dans les voitures, une prévention au cas où." D'autres joueurs sont déjà sous la protection de ce genre d'appareil : les footballeurs professionnels. Les accros de la roulette peuvent désormais parier de bon coeur.
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