21.08.2009

Dodo

dormir.jpgPetite pause d'une semaine sur le blog où dès mon retour, je mettrais le dernier billet des Vieilles Charrues.

Bonne vacances à tous et bon courage à ceux qui travaillent.


10.08.2009

Vieilles Charrues 2009 (3)

Les interventions

En arrivant sur le Festival, je m'attendais à un certain type d'intervention, bien connues des secouristes associatifs à savoir les bourré(e)s. Finalement, elles n'auront pas été si nombreuses que ca, tout comme les interventions tout court. Pourtant, nous avions une ville de 30000 personnes à gérer.

Dans notre salle de repos, notre tableau Velleda servait à noter nos inters, pour l'élection de l'intervention la plus "fun".

Au palmarès de Grenat 2:

- 3 traumas de cheville

- 1 trauma de genou

- 1 épaule déboîtée

- 1 trauma cervical dont je raconterais la suite

- 1 trauma du rachis dorsal dont l'histoire est presque la même que celle du trauma cervical

- 1 suspicion de grippe

- quelques malaises

- quelques malaises éthyliques dont quelques uns avec violence de la part de victime ou de l'entourage

 

Trauma cervical

Il est 7h du matin, la plupart des équipes d'intervention dorment moi y compris. La chef de secteur me réveille: "Vous partez sur un trauma cervical camping 4". Les pensées à ce moment là vont de : "mais qu'est ce qu'ils ont tous au camping 4" à "un trauma cervical à 7 h du mat', ils dorment pas ou quoi?" en passant par "il faut que je me réveille...RE-VEI-LLE".

Au moins à 7h, le trajet s'est passé tranquillement. Sur place, pas mal de ses potes sont autour de la tente et se rongent les ongles d'angoisse. Ils ne sont pas énervés, c'est déjà ca. L'agent de sécurité reste sur place quand même.

Dans une tente Quechua (je le rappelle, fournisseur presque officiel du Festival en solution de logement, ndlr) 2' située au bord du chemin, une jeune fille en position du lotus se tient la nuque avec sa main gauche. Elle est au milieu de la tente. Elle me raconte qu'en dormant, quelqu'un lui a marché sur la nuque et le dos ; qu'en se relevant, elle a entendu crack ; elle ne peut plus bouger et elle a mal.

Tous les secouristes à ma place se seraient dis: "dans quelle merde je suis". Il n'est plus question de simulation, ni de fausses victime. On a pas intérêt à se louper. Petit bilan-topo au PC.

J'envoie L. au maintien de tête et décide de faire mettre un collier cervical plus l'attelle cervico-thoracique. C'est le genre de matériel que nous n'utilisons qu'en entraînement et assez peu d'ailleurs, autant dire que je ne suis pas très à l'aise. J'essaye de prendre des renseignements complémentaires et surveiller la bonne mise en place de l'attelle, mais c'est impossible, la tente est trop petite. A ce moment là, il ne m'est pas venu à l'idée, ni même à mes équipiers de découper la tente pour être à l'aise. Petit bilan d'étape au PC qui me demande si une VLM serait utile. Un peu dans le gaz, je me rends compte que l'idée n'est pas mauvaise, au moins pour passer un antalgique.

Une fois la victime bien arnachée, le médecin et l'infirmière sont là. Même pas eu le temps de prendre les constantes. La mise sur le plan dur nécessitera de vaincre l'appréhension de la jeune fille. Dans l'ambulance, une perf a été passée, pendant que je prends les renseignements de la vitime auprès de sa copine (fort mignonne au demeurant) et lui explique la suite.

Au final, je n'ai pas su ce qu'elle avait. Toujours est-il que 2 jours après son accident, elle était encore à l'hôpital avec notre collier.

01.08.2009

Vieilles Charrues 2009 (2)

Les équipes d'intervention qui, je le disais avait le secteur des campings à gérer : 12 campings festivaliers + le camping des bénévoles

Nous disposions de 3 VPSP tous très bien équipés, dont le notre, que le chef de dispositif nous avait demandé de ramener. Les équipes étaient constituées de 4 personnes (quasiment toutes PSE2) dont un chef d'intervention. Mon équipe (Grenat 2) tournions à 5 au début, mais devant les difficultés et les insatisfactions à gérer une équipe de 5, nous tournions à 4 comme les autres. Finalement 4 secouristes est le chiffre idéal pour ce genre d'évènement. A 3 nous n'aurions pas été assez sur la majorité des interventions qui peuvent parfois être dangereuses. Le 5ème secouriste (en alternance) servait pour décaler sur la VL Onyx 2 (notre chef de secteur).

Chronologie et déroulement d'une intervention

Lors de nos interventions, nous étions alertés soit par le PC sécurité, soit par le PC Croix-Rouge.

Globalement, nous savions sur quoi nous intervenions puisque les agents de sécurité affectés aux campings s'enquérissaient de l'état de la victime avant de nous déclencher. Cela nous a valu très peu de fausses alertes et c'est assez appréciable au vu des conditions d'intervention.

Donc déclenché, nous armions l'ambulance et nous dirigions vers l'entrée des campings où nous attendaient 1 ou 2 agents de sécurité. Ces agents à vélo ou en scooter nous escortaient jusqu'à la victime, restaient sur place le temps de l'intervention et nous ramenaient jusqu'à l'entrée des campings où nous continuions notre évacuation vers le poste médical. Cela peut paraître excessif, mais ce fut une condition rédhibitoire de l'intervention réussie de nos équipes. En effet, les 12 campings n'étaient pas dans la continuité et durant ces 4 jours, malgré le nombre d'interventions, aucun secouriste des équipes d'inter n'aurait trouvé le chemin que ce soit à aller ou au retour (surtout la nuit).

Camp Quechua

Pour vous faire une idée, les campings en dehors des allées dégagées herbeuses cahotantes ressemblaient à un camp de réfugiés. Aucun repère fixe pour nous aider à trouver la victime, d'autant plus que les tentes du même modèle se ressemblaient toutes. Imaginez-vous donc dans ces conditions pour intervenir en pleine nuit au camping 10 pour un traumatisme. Les gyros et un coup de 2 tons de temps en temps servaient à nous assurer une fluidité dans le transport, ainsi que l'escorte à vélo qui poussait les "sourds", les récalcitrants ou les emmerdeurs. Une fois sur place, les agents de sécurité contribuaient à assurer la sécurité et la tranquillité de notre intervention et ce fut quelquefois appréciable.

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