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26.05.2008
1ère fois
La vie de chef de poste n'est pas toujours de tout repos, surtout sur un gala étudiant. En l'occurence ce soir là (vendredi), c'était celui des étudiants de pharmacie. A priori, y a un peu d'activité mais sans plus. On est 7 sur ce poste, une bonne équipe qui a l'habitude de ce genre de manif.
Début du poste 20h30. Fin théorique à 3h. Ca commence à remuer à 22h30. Des bourrés, des bagarres entre les médecine et les pharma qui se jurent de se venger. Une emmer... qui m'a pété un stylo. Un externe de médecine qui se prend pas pour de la m... en voulant faire un réflexe pupillaire. Et les copains qui se relayent au chevet du (des) malade(s) malgré l'agent de sécurité devant le poste pour filtrer.
On en dégage au fur et à mesure du poste pour ne pas être débordé: quand un est sorti, sa place est immanquablement réchauffée par quelqu'un d'autre. A peine le temps de désinfecter.
A 3h, alors que la musique est coupée et que les agents de sécurité font évacuer la salle, j'ai un binôme qui surveille la sortie et le parking: sait-on jamais de quoi ils sont capables. Et ca n'a pas manqué.
En gros, bagarre, chute sur le sol, plaies frontale et occipitale, saignement. Et tout ca aboutit à ce que les 2 secouristes du binôme d'être victimes d'un AES (accident d'exposition au sang). Le temps de prendre la victime en charge et d'appliquer le protocole AES, tout ce petit monde là se retrouve aux urgences (à 2 min). Appel du cadre d'astreinte à 4h25 du matin. Sérologie négative vers 6h du matin après analyse des prélèvements sanguins. Couché à 7h du mat'.
Et pour le chef, c'est-à-dire moi, de la paperasse en double exemplaire à renvoyer au siège national...
J'espère bien que ce sera la 1ère et ... dernière fois.
Pour aller plus loin: http://fr.wikipedia.org/wiki/Accident_d'exposition_au_sang
23:19 Publié dans Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.05.2008
24h de Stan 2008
Ca y est le rideau est tiré pour 2 ans: les 24h de Stan 2008, c'est fini!
Les déjantés étudiants nancéiens nous auront donné un peu de boulot, surtout de la bobologie. Maintenant nous sommes tous experts en antiseptie expresse. Quelques cas qui nécessitaient d'aller aux urgences mais rien d'anormal pour une manifestation de cette ampleur.
Je me rappelle quand même que le Smur de Nancy qui revenait d'une intervention était passé nous voir, et là boum 2 cas de trauma direction les urgences. Et quand il est reparti, le calme est revenu. Un seul cas d'alcoolisme et encore, ce n'est rien à côté des soirées étudiantes. Logistique entièrement gérée par notre délégation et ca c'est super bien passé. Quelques remises au point côté secourisme (j'ai pas été bon sur ce coup là).
Une intervention restera tout ce même en mémoire de beaucoup de monde. La course s'est arrêtée à 16h, la tente logistique était démontée 1h avant (ca aura son importance après, vous verrez). Le chef de dispositif avait refait un point en début d'aprem pour la fin de la course et les risques qui en découlaient. Tout le monde rigolait doucement... L'ambulance et le VL avaient été bougées pour satisfaire à la tradition: coup de 2 tons pour la fin de la course en même temps que les étudiants.
Tout les secouristes sont dehors pour voir l'arrivée et le podium, quand à 16h15 un gars court comme un dératé vers le poste: "venez vite, quelqu'un ne se sent pas bien". Je pars avec 2 collègues et notre petit sac de premiers secours. Je ne sais pas pourquoi mais sur ce coup là, je sens que ce ne sera pas du pipeau. J'enfile mes gants en courant, contrairement à mon habitude.
Arrivée sur la victime, je repère un filet de sang sous le pantalon. Je soulève délicatement mais rapidement et là sous mes yeux une plaie de 20 cms de long sur 2 de profondeur. On voit limite les os, mais je ne m'attarde pas, le sang ne coule pas, motricité OK donc plus d'urgence. Je remets le pantalon en place pour ne pas que la victime s'affole. Et là c'est le drame! Une pluie d'orage d'été à grosses gouttes se met à tomber suivie de grêle. Nous tentons d'abriter la victime et nous (nous sommes en polo) sous les parapluies d'étudiants. Bilan radio pour demander l'ambulance pour transport plus une attelle, mais je ne savais pas comment décrire la situation, il faut faire vite: la seule expression qui me vient rapidement c'est "fracture ouverte". Dans notre malheur, on s'aperçoit qu'il n'y a pas de champ stérile dans le sac, j'étais pourtant persuadé de leur présence. Alors va pour des compresses. L'attelle est posée et l'ambulance arrive assez rapidement au 2 tons, normal, il faut se frayer un chemin au milieu des barrières métalliques et de la foule compacte à ce moment là. Chargement express à l'intérieur: là, c'était du scoop and run dans la plus pure tradition. Je monteà l'avant dans l'ambulance, mais je ne suis capable de rien faire, je n'arrive pas à ouvrir les yeux tellement ils me piquent. Arrivée au poste de secours, je suis déchargé de l'intervention. Bilan rapide pour appel au 15 et roule ma poule vers les urgences : ca aurait dommage de perdre le bénéfice de la prise en charge rapide. Aux urgences, il se trouve que c'est le chir ortho qui est de garde et l'étudiant est pris en charge immédiatement. Bon ce n'était pas une fracture, mais faire un bilan trauma sous la grêle, c'est pas facile...
Vous comprenez maintenant pour la tente...
11:24 Publié dans Etats d'âmes, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.05.2008
Chronique de la vie ordinaire
Jeudi, nettoyage du logistique en vue des 24h de Stan. Nous somme chez S. dans une petite rue tranquille d'un lotissement de banlieue. Le genre où les rues parallèles sont toutes les mêmes.
Une mère de famille d'une quarantaine d'années s'arrête en voiture à notre hauteur, l'air contrarié. Dialogue:
-"Je cherche la rue X, c'est pour chercher ma fille"
-"Il n'y a pas de rue X dans le coin"
-"En fait, je ne sais pas comment ca s'appelle, ni où ca se trouve"
-"Vous la chercher dans une structure, genre MJC ou chez quelqu'un?
-"Chez une copine"
-"Bah ça va être difficile de vous aider alors"
-"Bon de toutes façon, je n'habite pas loin, je regarderai dans l'annuaire".
-"....!!!!!!????"
10:32 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.05.2008
Vous avez demandé la Croix-rouge... ne quittez pas...
Ce soir est prévu de longue date le Gala de 4 écoles des Mines en banlieue. Notre équipe de 6 personnes motivées était prête.
Simplement ce sera sans compter sur l'organisation des... organisateurs. Prenons si vous le voulez bien la définition d'organiser.
Organiser: combiner, disposer pour le bon fonctionnement.
Revenons à présent à nos moutons. Notre directeur local téléphone par hasard ce soir-là au responsable d'une autre assoc qui se trouve elle aussi sur le même dispositif que nous...
Stupeur (et tremblements... nan nan pas çà). Les organisateurs de notre ville ont l'habitude de bosser avec nous et ça se passe très bien. Il se trouve que ce soir là, les autres organisateurs (les autres quoi) d'une autre ville ont l'habitude de travailler avec l'autre assoc. Bref 2 organisateurs d'une même soirée qui prennent 2 prestataires différents...
Un peu déçus et contents à la fois, nous en avons profité pour faire un entraînement un peu plus long sur les hémorragies. Ca ne fait jamais de mal. Puis dispersion et petit coup à boire avec L.
Espérons que ces futurs ingénieurs des Mines sauront mieux organiser leur boulot qu'une soirée étudiante...
23:00 Publié dans Etats d'âmes, Formation, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.05.2008
PDM bis... ou les risques du métier
Jeudi 2 mai. Pour quelques
privilégiés chanceux, il s'agit de faire le pont.
En ce week-end prolongé, une manifestation de dragster avait lieu sur les 4 jours. Normalement, je ne devais pas y aller, mais cas de force majeure...
Pour être sur place à 9h, lever à 6h: c'est toujours aussi dur, encore plus qu'on est pas du tout motivé. Je le sens mal ce poste, autant au niveau de l'activité que des gens avec qui je suis.
La journée globalement ensoleillée se passe trop lentement: il n'y a rien à faire à part entendre le bruit vacarme des moteurs survitaminés.
Il est 18h30, encore 1 h de poste et c'est fini, mais là, c'est le drame que je vous laisse regarder.
Une fumée épaisse envahit tout le site. Ca pique de partout (le nez, la gorge), on tousse, on crache. Il se trouve que dans la fumée se trouve un composant qu'on trouve dans le gaz... lacrymogène.
21:14 Publié dans Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note





