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29.04.2008
PDM
Le PDM, ou poste de merde. Tous les secouristes de France et de Navarre connaissent çà.
Ce dimanche, j'ai cru que j'allais y avoir droit. Un poste de compétition de VTT dans la campagne de 8h30 à 13h. En plus, on était invité à venir plus tôt pour le petit-dej offert par la maison. Sympathique, mais il faut se lever plus tôt. J'avais quand même prévu de manger un petit quelquechose, on ne sait jamais.
Arrivé sur le poste, que du café (je déteste çà) alors je me rabats sur de l'Oasis. Le boulanger du coin a oublié de faire les croissants pour l'organisateur... Nous aurons donc droit à 2 tranches de brioche. Heureusement que j'avais prévu le coup... Mais S. nous a ramené des petites sucreries dont j'ai oublié le nom.
Nous montons sur le lieu du poste à la lisière de la forêt avec une vue sur tout le plateau. Le soleil brille, il fait beau et chaud, manches courtes de rigueur. Assis confortablement dans l'herbe, le chant des oiseaux comme musique et la forêt comme parfum, le poste s'égrène tranquillement. J'en profite pour tester les fonctionnalités de mon appareil photo.
Il est midi, l'organisateur nous annonce la fin du poste.
Un poste très sympathique en fait!
19:03 Publié dans Etats d'âmes, Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.04.2008
Exercice Plan rouge
Jeudi soir, un exercice Plan rouge est programmé. A priori, début de l'exercice vers 18h-18h30. Nous nous sommes donné rendez-vous au local à 17h45 pour préparer le matos, mais avant sirotage d'une canette de jus d'orange dans le jardin... ce serait dommage de ne pas profiter de ce temps magnifique. Le printemps est bien là. Echange de photos et de vidéos sur les 24h du Mans en vue du diaporama.
18h05: nous nous dirigeons vers le lieu de la manœuvre tranquillement. Nous devons nous rendre à première vue au CSP du secteur pour attente.
18h14: ca y est, c'est parti. Gyro, 2-tons et vogue la galère.
18h45: arrivée directe sur les lieux. 30 min pour faire 50 kms, c'est pas mal.
Sur cet exercice, seule notre délégation est présente, soit une équipe plus un chef de dispositif. Nous sommes affectés à la noria d'évacuation*, position 6. Nous patientons tranquillement, j'en profite pour faire quelques photos. Ca énerve mon chef, mais il sera bien content de les avoir ces photos...
Nous cherchons à en savoir un peu plus sur le thème de la manoeuvre. Nous sommes sur le site du 53e RT (transmissions): une explosion suivie de feu s'est déclaré dans un atelier de mécanique poids-lourds: une trentaine de victimes sont à déplorer. Bon pour une fois que ce n'est pas un exercice NRBC*... je suis content.
19h: 2 d'entre nous vont s'occuper de la CUMP (cellule d'urgence médico-psychologique).
19h15: l'évacuation des victimes s'accélère, nous chargeons une victime inconsciente... qui bouge... les limites de l'exercice. Après un temps d'attente simulant le temps de transport nous revenons dans la noria.
Vers 20h l'exercice est terminé, j'en profite pour refaire des photos, dont celle-ci que je trouve magnifique.
* noria: 2 norias (brancardage: de l'accident -> poste médical avancé) (évacuation: du PMA -> hôpital)
* NRBC: nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique
16:43 Publié dans Exercice, Sécurité civile | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
24h mans moto 2008
Je me décide enfin à écrire une note sur notre petite virée au Mans pendant 3 jours.
Bilan de ses 3 jours:
Côté ambiance: très bonne ambiance dans l'équipe. Bons gros délires. Renforcement des liens. Création de souvenirs communs. Un diaporama va être réalisé pour montrer aux autres ce qu'on a fait et susciter l'envie de faire autre chose que des DPS locaux. Peut aussi servir à faire de la promo. Ca c'est pour le versant animation des équipes.
Côté organisation: pas mal dans l'ensemble malgré quelques cafouillages logistiques et incompréhensions mais sans gravité
Côté activité: trop calme pour un poste de cette envergure. Je ne sais pas si c'est le temps, mais toujours est-il qu'on a pu avoir le temps de rigoler. J'ai fais pour ma part une intervention en extérieur, une évacuation et quelques cas dans le poste de secours. D'autres ont beaucoup plus bossé.
Côté extras: une petite visite du circuit pendant 1h avant de reprendre le service. Il faisait un temps magnifique, cannette de Coca à la main en train de regarder passer les trains les motos. On aurait pu y rester des heures... A la fin du WE (on finissait à 13h et la course à 15h), débriefing à 14h55... le chef de dispo n'étant pas là, nous avons couru comme des dératés pour voir l'arrivée...c'était magnifique!
Tout le monde a envie d'y retourner.
PS: ne pas nettoyer l'ambulance à fond avant, ca sert à rien... Après, oui...
11:58 Publié dans Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 24h, mans, moto, 2008, croix-rouge, secourisme
16.04.2008
Détresse sociale
Hier, 21h, nous sommes 3 à faire un nettoyage complet de l'ambulance avant les 24h du Mans.
M. m'appelle. Un homme est affalé sur le trottoir devant le local. Il a toutes les peines du monde à tenir debout. Je sens déjà que la partie va être dure à gagner. Son regard est absent, il essaye de se relever, mais retombe immanquablement sur le marchepied de l'ambulance. Il me dit qu'il a été agressé, qu'il a mal au(x) genou(x), qu'il a un épanchement de synovie. Ses propos sont confus. Il ne cherche apparamment pas qu'on l'aide mais pourtant il reste avec nous. Il n'a pas de chez lui. Je me propose d'appeler le 115: refus de sa part.
Bref, c'est inextricable. S. qui a suivi la scène me tend son portable. Appeler le 15 ne m'enchante guère mais bon, on ne voit rien d'autre à faire. A ma grande surprise, le régulateur ne me laisse pas tomber et m'envoie les pompiers, car "on ne peut pas le laisser comme çà".
Les pompiers arrivent au bout de 10 min. Topo de la situation au chef d'agrès. Apparamment, il n'est pas "connu". Les gyros lui font mal à la tête. S'entame encore 5 min de parlementation pour qu'il accepte de monter dans l'ambulance en décidant... d'être un poids mort. Les pompiers restent encore 5 min sur place avant de partir.
C. est parti à l'hôpital. Qu'y avait-il d'autre à faire?
09:44 Publié dans Autre, Divers secourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : social, sdf
14.04.2008
Hein?!
Tombé par hasard dessus aujourd'hui. Extrait de Directmatin.com.
Avec plus d'un million de voyageurs chaque jour à travers sept départements franciliens, le RER A arrive à saturation. Vendredi, la RATP a dévoilé un plan d'action afin de pallier les difficultés du réseau.
[...]Pour répondre à la multiplication des malaises de voyageurs -400 par an selon la régie -, un secouriste sera présent stations Gare de Lyon et à Châtelet.[...].
Pourrait-on avoir un peu plus de précisions sur ce dispositif M. Mongin?
PS: Il existe déjà dans les gares des postes de secours lors des grands départs.
23:28 Publié dans Divers secourisme, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ratp, métro, rer, rer a, malaise
11.04.2008
24h du Mans moto - préparation
Dans une semaine, ce sera le grand jour, que beaucoup d'entre nous attendent et redoutent à la fois: les fameuses 24h du Mans version bécane. Nous partons à 8 avec notre ambulance, le VL ainsi qu'une voiture de location. Départ vendredi vers 8-9h.
En attendant, nous nous préparons à la chose: révisions des techniques particulières telles retrait de casque, retournement d'une personne à plat ventre ainsi que les écharpes et les attelles (en plus ca servira pour le judo de ce WE). Il est aussi prévu un entraînement spécifique à ceux qui viendront sur les 24h: ca permettra d'être au top sur le terrain.
Sinon, un nettoyage complet de l'ambulance et du matériel est prévu ainsi qu'un point que le matériel à emporter. Il ne faudrait pas qu'on soit en rupture de stock, parce que ca risque d'être chaud. On m'a parlé de 2500 interventions en 48h... Pour ceux qui ont lu mon billet sur le tecknival, ca promet d'être dans ce genre là avec un mix de soirée étudiante (fracture de côtes du Rhône).
Une chose pas mal a été faite le WE dernier: on a fait installer une radio mobile dans l'ambulance en l'enlevant de la vielle ambulance dont on ne se sert quasiment plus qu'en logistique. L'installation a été rapide et réalisée par un vrai professionnel compétent dont on va garder l'adresse. Bref, on est très satisfaits.
Bon, sur ce, je vous laisse, j'ai un entretien d'embauche.
11:02 Publié dans Divers secourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moto, le mans
06.04.2008
Gala
Vendredi soir: gala étudiant.
Comme d'habitude on sait sur quoi on va tomber, malheureusement. Au final, on a une dizaine de cas:
- une bonne inconscience avec PCI (perte de connaissance initiale) à 90% de sat --> gestion sur le poste dixit le Samu
- une fille complètement hystérique que même 3 sangles plus une sangle araignée par-dessus n'auront pas eu raison d'elle --> re-gestion sur le poste
- une arcade sourcillière à faire suturer évacuée par nos soins
- plus quelques bourrés avec chacun leurs anecdotes toutes plus marrantes les unes que les autres
Rajouté à cela, un poste de secours bien isolé du bruit et proche de la sortie (points positifs), mais trop petit (4 brancards maxi), pas aménagé à notre arrivée et sans lumière pendant plus d'1/4 d'heures suite à pétage de plombs. C'est toujours à ce moment là qu'on maudit d'avoir oublié sa lampe au local... Sinon quelques bagarres, un c...qui voulait me filmer en train de ranger l'ambulance et quelques gros lourds vers 5 heures du mat'. Et satisfaction en tant que chef de dispo, F. (jeune PSE 1) a pris un peu de maturité sur ce poste...
@ + pour de nouvelles aventures
14:20 Publié dans Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.04.2008
Un exercice, c'est fait pour s'entraîner
Mercredi 2 avril 2008, 19h30: mon portable sonne.
C'est L. qui m'appelle: un exercice plan rouge est en cours. Il nous faut rejoindre le site le plus vite possible. Il passe me chercher dans 5 min. OK, mes affaires sont toutes bien rangées là où il faut. C'est bon je suis prêt, il arrive. Nous passons chercher une collègue qui habite à 2 rues d'ici. Pendant qu'il conduit, j'appelle d'autres personnes de quoi faire au moins une ambulance.
19h50: arrivée au local. L'ambulance est déjà devant, nous chargeons immédiatement le matériel: un peu de tout, on ne sait pas sur quoi on va. Le matériel est prêt, un secouriste arrive, nous partons VL de commandement en tête.
20h04: nous nous présentons à l'officier. Nous aurons mis 34 min à arriver sur site. C'est quand même pas mal pour notre premier déclenchement en temps réel. Ca change des exercices où toutes les ambulances du département sont alignées bien sagement en attendant le top départ... L'officier nous fait garer et nous demande de patienter avant qu'on nous appelle si besoin.
Un quart d'heure plus tard après avoir eu droit à un magnifique décollage-atterrissage de la part de l'hélico Samu, l'officier nous annonce la fin de l'exercice. Ah bon, déjà!
Un peu dépités, nous rejoignons le site du plan rouge où nous en profitons pour faire quelques photos et discuter avec des copains d'autres associations. On nous invite à prendre le casse-croûte. Dans la bannette se trouve un Mars. Ca tombe bien, si y a 100 balles fourni avec, je les veux bien après tout le dérangement...
21h: retour au local. Debriefing.
21h30: dodo
J'espère que le prochain, on bossera vraiment...
12:46 Publié dans Exercice, Sécurité civile | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.04.2008
Les médicaments et la pratique secouriste
Le sujet de ce carnaval m'a intéressé parce que les secouristes entretiennent parfois des rapports ambigüs avec les médicaments.Il y a encore quelques années une majorité de secouristes (dont moi) avaient toujours des médicaments dans leur ambulance sur les postes de secours. Quand je parle de médicaments, je pense au très célèbre PLusmalàlatête et tous ses copains ainsi qu'à toutes les crêmes boboaugenouquicalmeladouleur. J'étais un peu sceptique au début quand ces médicaments ont été supprimé et finalement je suis devenu un fervent défenseur du bannissement. Cela a été un peu dur à expliquer au début, mais finalement les gens s'y font.
Quels avantages en a-ton tiré?
- on ne considère plus les secouristes comme des distributeurs de médocs, mais comme des secouristes
- plus de soucis de savoir si on donne un cacheton ou pas (en fonction de notre humeur). Je me rappelle que le chef de l'époque posait la question de savoir si il prenait habituellement ce médoc sans problème. Si la réponse était positive, on donnait la pilule.
- plus de soucis de gestion des dates de péremption et de condition de conservation mais surtout beaucoup moins de risques au niveau médico-légal. Tout le monde fait de l'automédication, va chercher des médocs à la pharmacie ou étale sa pommade sans regarder. Sauf que les pauvres secouristes que nous sommes ne sont pas médecins.
Pour quels inconvénients?
Il est vrai que la majorité des personnes comprennent le fait qu'on ait pas de pilules pour la tête ou de pommage pour le bobo. Cela dit, chez les sportifs, les demandes de straps (bandes de maintien d'articulations devant être fait par un médecin ou un kiné) ne manquent pas, et là c'est plus difficiles à gérer (surtout avec les entraîneurs). Certains le comprennent, d'autres nous regardent d'un air: "mais à quoi vous servez alors?"
Et maintenant?
Aujourd'hui, à la Croix-Rouge (je ne sais pas pour les autres associations), seuls 3 médicaments (d'urgence) doivent se trouver (facultativement) en poste de secours:
- aspirine en poudre pour les douleurs thoraciques
- trinitrine pour les infarctus
- salbutamol pour l'asthme
Le Code de santé publique prévoit que
- la prescription d'un médicament (dont les pommades) relève du doctorat de médecine
- la délivrance de médicament relève d'un doctorat de pharmacie
- la distribution de médicament relève du diplôme d'État d'infirmier.
Que disent les textes de formation?
Aucune formation de secourisme ne prévoit de délivrer des médicaments. Cela dit les textes officiels de formation aux premiers secours précisent certaines choses.
PSC 1 (sauveteur ; remplaçant de l'AFPS):
Dans certaines maladies, un traitement particulier doit être pris en cas de malaise. Dans ces cas, le traitement et les doses à prendre sont connus par la victime et ont fait l'objet d'une prescription préalable par son médecin.
Si une victime le demande, ou sur consigne d’un médecin préalablement alerté, il faut aider la personne à prendre ce traitement en respectant les doses prescrites par son médecin.[...]
PSE 2 (premiers secours en équipe)
Un équipier secouriste ne peut aider une victime à prendre un médicament que si ce dernier est utilisé :
• Pour soulager, diminuer ou faire disparaître une douleur qui est apparue au moment du malaise ou qui vient de s’aggraver ;
• Pour améliorer l’état respiratoire d’une victime.
Un médicament ne peut être administré à une victime que si :
2.1 Le médicament est prescrit à la victime
2.2 Le médicament est adapté aux troubles observés
2.3 La forme, la dose et le mode d’administration du médicament est celui prescrit
2.4 Le médicament n’est pas périmé
Pour conclure, dans certaines ambulances, vous pourrez peut-être trouver des pharmacies ambulantes, mais chacun voit midi à sa porte.

23:05 Publié dans Blog, Divers secourisme, Santé, Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
Nos cousins québécois...comme un air de France
Il y a de ces belles histoires que l’on aime raconter... Mardi, Christian Breton, Nadia Dion, Sylvain Côté et un pompier de Lévis ont sauvé, grâce à un défibrillateur cardiaque, la vie d’un homme âgé dans la jeune trentaine qui venait d’avoir un arrêt cardiaque.
Quelques extraits choisis
Avec ce constat sans équivoque, le trio ne comprend pas pourquoi les policiers qui sont arrivés sur la scène avant les ambulanciers n’étaient pas équipés d’un défibrillateur.
«Les policiers nous ont dit qu’ils étaient formés pour l’utiliser, mais qu’ils n’en avaient pas dans leur véhicule. C’est incroyable!», s’insurge M. Breton.
En fait, ils ne comprennent pas pourquoi l’installation de défibrillateurs dans les lieux publics, tels les arénas, les centres communautaires, les hôtels de ville et les édifices gouvernementaux, n’est pas développée au Québec comme c’est le cas en Ontario et à Ottawa.
«Alors, je ne comprends pas qu’une entreprise privée paie 3000 $ pour un tel équipement, mais que dans le foyer pour personnes âgées de mon père, où il vit avec 40 autres personnes à risque, il n’y ait pas ce type d’équipements. Vous pouvez être certain que la conjointe du monsieur qu’on a pu sauver cette semaine à l’aide de cet appareil, elle l’aurait payé le 3000 $ de sa poche pour ce défibrillateur. En tout cas, j’espère que cette histoire aura un impact sur les décideurs et les politiciens sur l’importance du défibrillateur.»
«Il faut aussi sensibiliser les gens sur l’importance du RCR, ajoute-t-il. Seulement 5 % de la population au Québec est en mesure de mettre en œuvre les méthodes de réanimation sur une personne qui vient d’avoir une crise cardiaque.»
11:39 Publié dans Divers secourisme, Santé, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note





