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17.03.2008
Tecknival
Je vous mets la note du teknival d'avril 2007 avant de l'archiver.
Allez pour changer des traditionnels postes de secours, voilà le petit compte-rendu du Tecknival.
C'est samedi, il est près de 7h, j'arrive au local à l'heure convenue. Il se trouve qu'il faut déjà être sur place à 8h... ca va déjà être chaud le temps de tout préparer et de nous rendre sur le site. Mathieu, notre infirmier arrive à la bourre chargé comme un mulet. En effet, il avait amené son sac de secours infirmier concocté quelques temps auparavant.
Pour aller sur site, nous prenons notre vieille ambulance. Pas question de sortir la neuve au risque de la voir dégradée. C'est moi qui conduit. Le trajet dure environ 30 min, et le temps est chaud. Au fur et à mesure que l'on se rapproche de la base aérienne, l'ambiance s'appesantit: à tous les carrefours et villages, des barrages de gendarmerie. La route est déserte, bordée de champ de colza à perte de vue. On se sent vraiment seul et la conviction de se rendre dans un endroit hors-norme. A proximité du site, entre 2 corbeaux, des panneaux "Interdiction de photographier" et "Zone militaire" apparaissent. Glourpsss. Arrive l'entrée du site où nous rentrons sans encombre avec un salut militaire.
Nous avons l'impression de rentrer dans une ville désaffectée, celles que l'on ne voit que dans les jeux vidéos. Seuls les panneaux indiquant le PC et le PMA nous confirment l'existence d'une présence humaine.
Après le 1er briefing, nous nous rendons sur site 2 kms plus loin. Il faut ouvrir 2 barrières métalliques qui nous donnent accès à la piste d'atterrissage. Ca donne l'impression d'être en cage (ca s'avèrera être le cas). Nous cherchons notre poste de secours qui se trouve être le chenil (les teufeurs ont souvent des chiens). La musique est déjà oppressante. Il faut s'installer rapidement afin d'être opérationnel. Je suis affecté avec Alex à l'équipe d'évacuation (vers le PMA).
Tout est bien préparé, nous avons déjà la tente qui est installé, le groupe électrogène vient d'arriver et nous disposons d'une palette de bouteilles d'eau qui ne sera pas superflue vu la chaleur sur le site (augmentée par le bitume).
Ca y est c'est parti pour 22h/24 de musique (ou de bruit, c'est selon genre ça
). Un pompier est affecté à chaque poste de secours pour les transmissions avec le PC. Au bout de 2h, on en a jusque là et même plus...
Avec mon rôle de chauffeur d'évac, je fais pas mal de trajet vers le PMA. Il se trouve qu'à aucun moment, les gendarmes mobiles qui ne savaient pas quoi faire ne seraient venus pour nous aider et gagner du temps (4 barrières à chaque fois). C'est sûr, garde-barrière, c'est dégradant comme job... Bien que sur le site de la base aérienne, le PMA est un havre de paix: de l'herbe, le silence et même les oiseaux qui gazouillent: ca permet de se reposer les oreilles et le cerveau.
Vers la fin de l'après-midi, je monte avec Mathieu la tente que nous avait ramené Jean-Michel pour le repos des secouristes. J'en profite pour piquer un petit somme sur les lits Picots. Nous invitons les secouristes de la FFSS a partager notre tente. C'était l'occasion pour moi de rencontrer Vincent de la FFSS que je ne connaissais que par Internet.
Vers 20h, je rentre chez moi avec Jean-Michel laissant Mathieu et Alex faire la nuit.
Une petite intervention quand même
Au retour du PMA, nous somme contacté par radio pour nous rendre sur une victime à 200m du poste de secours, 2 secouristes sont déjà sur place. Ils nous cèdent la place. Au sol, sur le bitume, un jeune homme inconscient. Pendant que je prépare l'oxygène, Mathieu le place en PLS. Nous nous mettons en place pour la mettre sur le brancard lorsqu'il se met à gesticuler et à arracher le masque. Devenant violent, nous ne demandons pas notre reste et nous nous sauvons avant d'être pris pour cible. L'alcool et la drogue: on ne sait pas à quoi ca peut conduire.
Quelques remarques:
* l'imprudence des teufeurs qui se déplacent à fond la caisse en voitures, camionnettes, sur le capot ou sur le toit ou encore en trottinettes à moteur bricolées zigzaguant entre les gens
* se balader en tongues sur un site où le bout de verre est roi
* demander des boules Quies aux secouristes: ca prouve bien que même pour les teufeurs le son est trop fort. Ce son qui te prend aux tripes et de fait vibrer continuellement de l'intérieur comme un téléphone portable
* amener des enfants de 5 ans sur une rave party: parents têtes à claques
* le nombre de rotations de l'ambulance de la Protection civile: au moins 2 fois plus que nous
* la gentillesse des teufeurs: non, ils ne sont pas tous comme on nous le montre à la télé
11:25 Publié dans Poste de secours | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note






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Commentaires
j'ai vécu strictement la même expérience au teknival de Pamiers et l'ensemble de tes remarques et commentaires sont justes. Ils se suivent et se ressemblent tous...
Ecrit par : bbiscons | 27.03.2008
salutation aux secouristes!Ce que vous décrivez est la nature humaine et ce mot teufeur est un sens général désormais et pourrait dire que les secouristes se suivent aussi. La 'norme-hors' de tolérance!
Ecrit par : ceka | 14.04.2008
halala je suis blasé de l'avoir rater cette teuf !!!! :(:(:(:( en tout cas , merci pour tout ce que vous faites pour nous ;)
Ecrit par : xot | 12.06.2008
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