30/10/2011
Souvenirs
Il y a comme çà, quelques mois après, des interventions banales qui restent en mémoire.
Nous intervenons chez une dame de 87 ans qui ferait un malaise. Ce type d'intervention c'est un peu de fonds de commerce du réseau de secours. A notre arrivée, notre dame se porte comme un charme. Elle a eu une douleur à la poitrine il y a 10 min mais s'est pris une dose de trinitrine. La pauvre a du mal à rester en place maintenant que cela va mieux. Ce qui nous a le plus étonnés, c'est lors de nos traditionnelles questions de survenue du malaise, à savoir: que faisait-elle au moment où s'est arrivé? Réponse de l'intéressée: j'étais assise dans le canapé en train de rédiger mes mémoires sur le Débarquement en Normandie sur mon ordinateur portable. Bigre, c'est peu commun à son âge. Nous étions tous admiratifs de sa force de vie. A peine quelques soucis cardiaques et d'arthrose, comme tout le monde, disait-elle. Et elle gardait encore tous ses réflexes, enjambant le pouf au milieu du salon en marche avant et arrière sans vasciller. Mon collègue et moi pour passer le temps l'interrogions sur ce fameux Débarquement de Normandie et sur le rôle de la Croix-Rouge à ce moment là. Elle nous proposa même de nous donner un exemplaire de ses 1ères versions.
Des fois, on aimerait que ca ne s'arrête jamais...
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09/10/2011
Responsabilités
Voilà, depuis début septembre, je suis le nouveau responsable des postes de secours locaux de ma délégation. L'ancien responsable étant parti pour un an faire des études en province. Ce ne fut pas une décision facile à prendre car mon travail ne me laisse que peu de temps libre. J'ai pu mesurer l'ampleur de la tâche lorsque j'ai dû l'exercer à plusieurs reprises en pointillé dans mon ancienne délégation. Mais les volumes d'affaires ne sont pas comparables (20 versus 80 postes/an). Le meilleur ami du responsable des postes locaux reste le téléphone. Cela étant dit, j'ai quand même accepté pour me changer les idées et connaître au fur et à mesure plus de monde dans le département. J'espère que je ne regretterais pas ce choix.
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10/07/2011
Chut!
Ce samedi, point d'alerte pour la fête des enfants de la commune. Rien de bien passionnant en perspective pour ces 6 heures de poste. En tout cas, le soleil est là et c'est déjà pas mal.
Notre seule activité a consisté à déplacer nos chaises au fur et à mesure du déplacement de l'ombre, à s'hydrater et à renseigner les (trop) nombreuses demandes de "où sont les toilettes?" Bref pas trop fatiguant. Il se trouve quand même que vers 18h, on vient nous rappeler que nous ne sommes bien là en tant que secouristes et pas touristes.
Une vieille dame est à terre contre le mur et n'a pas l'air très consciente. Dans son malheur elle est tombée à l'ombre juste à côté du poste de secours. Mon coéquipier fait un 1er bilan tandis qu'elle revient progressivement à elle, puis le transmet au centre 15 (directement puisque la régulation secouriste est exceptionnellement fermée) avec une qualité de réseau déplorable.
Alors que je m'occupe de la surveillance, elle se tient le côté gauche avec une petite grimace. Je l'interroge pour savoir si elle a une douleur, mais me répond négativement à plusieurs reprises. De toute façon, elle ne veut pas aller à l'hôpital. Pourtant elle a quand même des facteurs de risques assez importants. Elle me demande même de ne rien dire aux pompiers, ce que je refuse évidemment.
A leur arrivée, elle me fait même un petit clin d'oeil pour que je ne dise rien. Finalement elle le dira elle-même. Une ambulance de réanimation est finalement demandée par les pompiers pour éclaircir tout cela. Que de temps perdu!
Eh oui, même à 74 ans on peut encore mentir me disait-elle...
PS: je précise à titre complémentaire que d'avoir un Smur sur un point d'alerte est rarissime.
17:57 Publié dans Mission de secours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : smur, ambulance de réanimation, bspp
25/06/2011
Un revenant
Un an déjà que je n'avais pas pris la parole sur cet espace qui est le mien.
Il est vrai que le peu d'activité que j'ai depuis mon arrivée sur Paris rendait la chose plus difficile. Ajouté à cela le peu de temps laissé par ma vie professionnelle, les histoires pas forcément intéressantes et peut être aussi la lassitude n'ont pas aidé à maintenir cet espace vivant.
Je vais tenter de redonner un peu vie à ce blog et rassurer les lecteurs fidèles qui m'avaient suivi depuis le début.
Vous aurez donc droit à des histoires réchauffées pour l'occasion qui se sont passées durant l'année, avec leur lot d'approximation en fonction de la relecture que je m'en fait.
A bientôt.
01:29 Publié dans Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17/06/2010
Intégration
Déjà quasiment 2 mois passés dans ma nouvelle équipe. Pour le moment, j'ai eu plus l'occasion de faire des activités générales que de tâter de la compresse, mais c'est aussi ca la vie d'un bénévole. Il faut dire que l'arrivée des Journées nationales (la quête) début juin n'y est pas pour rien (8h à tenir le tronc). Cela dit, j'ai pu déjà participer à 2 postes de secours avec de la bobologie, mais pour le moment, je reste plutôt observateur et pose beaucoup de questions sur l'organisation. Ca ne m'empêche cependant pas de participer aux soins.
Je découvre chaque jour ou presque de nouvelles choses, une organisation toute spécifique, un département lourd à gérer de la part des très nombreux responsables et les mêmes problèmes qu'ailleurs...
J'espère que j'aurais des petites nouvelles intéressantes à vous raconter étant donné mes nombreuses inscriptions sur des postes de secours routiers (réseau de secours). Il ne faut juste pas qu'il ne soient annulés à cause des vacances. Si tout se passe comme prévu, j'aurais effectué 2 gardes pour le Samu (sur notre secteur, c'est Saphir) et 2 gardes en centre de secours chez les pompiers de Paris (dans les 2 centres du groupement).
J'espère pouvoir rapidement redevenir chauffeur ainsi que de monter à la régulation en tant qu'opérateur-radio, mais les WE ne sont pas extensibles et pour ca, il faudrait que j'ai un minimum de terrain.
22:48 Publié dans Autre, Divers secourisme, Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19/05/2010
Muguet
Comment s'intégrer en douceur à une nouvelle équipe?
Participer à toutes les activités même les plus anodines et les moins "sexy" du moins à première vue?
Chaque année, le 1er mai c'est la tradition du muguet. Les bénévoles de la Croix-Rouge en profite pour vendre les petites clochettes blanches pour ramener un peu d'argent pour les activités et faire de la "visibilité". Il s'agit là d'une tradition toute parisienne, puisqu'à ma connaissance, ce n'est pas généralisé à une aussi grande échelle ailleurs en France.
En tout cas, je me suis rendu au local après le boulot pour prêter main forte à la confection des bouquets. C'est très simple, mais le plus compliqué reste d'emballer le tout dans le feuille transparente pour que ca fasse joli. Des bénévoles étaient là depuis 16h avec pour certains 30 ans de muguet à leur actif, mais l'heure et demie que j'ai passé détend pas mal après 9h de boulot scotché devant un ordinateur.
22:23 Publié dans Autre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07/05/2010
Nouveau départ
Eh bien la voilà la raison de mon relatif silence. Mes aventures de petit secouriste vont se poursuivre sur un autre département, puisque pour des raisons professionnelles j'ai été amené à déménager en région parisienne.
L'équipe de secouriste dans laquelle j'évoluais depuis bientôt 8 ans va me manquer. J'y ai vécu tellement de choses sympas ou moins, appris énormément sur les comportements humains et sur la vie en général. Je m'y suis fait pas mal de bons amis. J'y ai exercé des responsabilités plus ou moins importantes qui faisait de moi un pilier de l'équipe, qui soutient mais aussi qui peut déséquilibrer l'ensemble quand on l'enlève... mais j'espère que ca n'arrivera pas.
Après mes au-revoir, j'ai effectué mes 2 derniers postes de secours pour rendre service à M., le responsable des postes. Il faut dire que ce week-end là nous avions 6 postes à assurer. Du jamais vu! Cela a nécessité de sa part et de la part du responsable logistique, un très gros travail de préparation. Notre organisation habituelle avait été complètement chamboulée: ils avaient installé dans les locaux un mini-camp de base. Je voudrais les re-féliciter pour cela.
Je suis fier d'avoir appartenu à cette équipe que j'ai contribué à accompagner, soutenir modestement. J'y ai passé beaucoup de temps, parfois trop, souvent par obligation, mais j'étais passionné, car les responsabilités aussi valorisantes soient-elles apportent son lot de contraintes auxquelles on ne peut se soustraire. J'avais encore pas mal de projets en tête et des choses à finir (d'ailleurs n'a-t-on jamais fini...), quelques regrets aussi...
A Paris, ou plutôt le 92 pour être un peu plus précis, changement total de décor, au moins en ce qui concerne le sujet qui nous réunit ici. J'ai tout à réapprendre ou presque (sauf les gestes techniques): nouvelle d'équipe (petite d'ailleurs), autres méthodes de travail, changement d'envergure dans les postes, la gestion locale et départementale des secouristes. Il faut dire que les Hauts-de-Seine possède environ 10% des secouristes de l'association à savoir 900 personnes. Les activités sont un peu différentes aussi car le département fait beaucoup de réseau de secours et aussi pas mal de dispositifs de grande envergure en relation avec les autres départements parisiens (14 juillet, Tour de France, Réveillon,...).
Avant d'arriver sur Paris, je m'étais dit que j'allais en profiter pour mettre le hola sur mes activités secouristes, le temps de faire le point, mais j'ai "craqué" et le lendemain de mon arrivée dans la Ville-Lumière, j'avais rendez-vous avec la responsable locale. Pour le moment, je serais équipier le temps de me familiariser avec tout mon environnement (il y a vraiment beaucoup de choses à découvrir et à apprendre) et aussi parce qu'il y a une procédure départementale spéciale qui ne me permet pas d'être chef d'équipe immédiatement. Ca m'arrange, comme ca, je n'aurais pas la pression, j'avancerais à mon rythme. Il faut parfois savoir revenir à la base, aux fondamentaux. Ne pas toujours avoir le nez dans le guidon permet de nourrir sa réflexion, avant l'action.
Donc voilà un peu le nouveau décor, le nouveau terrain de jeu à explorer avec je l'espère toujours des petites histoires à raconter, même si elles se faisaient plus rares ces derniers temps. Au risque de décevoir mon lectorat, je n'aurais cependant pas autant de temps à consacrer à ce nouveau terrain de jeu, le boulot me prenant pas mal de temps.
@ bientôt quand même.
23:07 Publié dans Autre, Etats d'âmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11/04/2010
Renfort SdF
Un samedi, j'ai profité d'un entretien d'embauche sur Paris pour aller faire un renfort au Stade de France pour la finale de Coupe de la Ligue Bordeaux-Marseille. C'est vraiment quelque chose de très impressionnant même pour moi qui ait de la bouteille et ce n'est pas L. qui n'en menait pas large, qui me contredira.
Le rendez-vous avait été fixé à 15h30 dans une rue adjacente pour être opérationnel à 17h, heure d'ouverture des portes au public. Il faut dire que le match ne commençait qu'à 21h. Nous étions une centaine de secouristes, dont 2 que je connaissais déjà: bref un gros dispositif par rapport à d'habitude (toutes les infirmeries du stades étaient ouvertes).
Déjà, le stade est impressionnant quand on est à côté. Dès la sortie du métro, on peut admirer cet immense vaisseau flotter entre les bretelles d'autoroute.
Les nombreux lots de secours étaient bien alignés dans l'immense couloir souterrain. On pouvait déjà y deviner l'effervescence tranquille, entre les femmes de ménage avec leur chariot et les charmantes hôtesses.
Nous ne serons pas trop de 6 pour porter tout le matériel jusqu'à l'infirmerie, appelée ISA (infirmerie satellite). En attendant le médecin, nous faisons le tour du matériel et son emplacement.
Au final, une seule intervention nous concernant qui était plus de la consultation de médecine G que du secourisme. Enfin bref. Cela nous a permis de bien discuter avec les secouristes présents et de pouvoir profiter un peu du match. Maintenant je comprends pour les supporters sont aussi galvanisés que ca: l'ambiance est vraiment très entraînante (pour le meilleur et le pire).
A la fin, le départ du site a été un peu long, mais nous avons été très bien accueillis dans une délégation du 93 pour une très courte nuit de sommeil avant notre train du lendemain matin.
19:14 Publié dans Mission de secours | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23/03/2010
De choses et d'autres
Encore une fois quelques secouristes ont joué à D & Co et le résultat est vraiment pas mal. Le local est nettement plus accueillant et on se prend même à avoir l'envie d'y rester tailler une bavette. Un petit nouveau dans l'équipe a trouvé sa place: Maurice... le yucca. Tout le monde est aux petits soins pour lui.
De nouveaux bénévoles arrivent régulièrement, tous seuls. C'est assez étrange, car le flux est nettement plus important qu'il y a quelques mois. En tout cas, tout est fait pour qu'ils se sentent bien.
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10/02/2010
Haïti, 10 février: Vaccination
Témoignage de Laetitia, déléguée Info de la Croix-Rouge française
Une grande campagne de vaccination à Port-aux-Prince
Depuis samedi, la Croix-Rouge s’est associée au ministère de la santé haïtien pour vacciner la population. Une campagne qui devrait durer une quinzaine de jours.Depuis samedi, les équipes médicales de la Croix-Rouge sont en poste sur le camp de la Piste, un immense terrain où se sont rassemblées quelque 25000 personnes. Là, deux endroits stratégiques ont été identifiés par les équipes Croix-Rouge pour installer leurs tentes et procéder à la vaccination des adultes et des enfants.
Cette action n’est que le début d’une grande opération d’urgence au plan national, lancée par le ministère haïtien de la santé, en collaboration avec la Croix-Rouge. « La campagne sera dans un premier temps focalisée sur Port-au-Prince, car c’est là que la population est considérée comme la plus exposée à d’éventuelles épidémies ».
Les conditions extrêmement précaires dans lesquelles vivent les rescapés représentent une menace très sérieuse pour leur santé et leur bien-être”, explique le docteur Richard Munz, coordinateur des programmes de santé de la Fédération Internationale de la Croix-Rouge.
Durant deux jours, 3400 patients, adultes et enfants, ont déjà pu être vaccinés sur le camp de la Piste. « Les gens sont vaccinés contre la rougeole et la rubéole, mais aussi contre la diphtérie et le tétanos. Les enfants de moins de 7 ans reçoivent en outre de la vitamine A et des vermifuges», ajoute Benoît, coordinateur de l’équipe de réponse à l’urgence de la Croix-Rouge française, très impliqué dans cette opération multilatérale.
Afin de sensibiliser la population, une grande campagne d’information par SMS a été lancée par un opérateur téléphonique, le ministère et la Croix-Rouge haïtienne. Ainsi que des messages sur les stations de radio locales. Et Benoît d’expliquer : « Par ailleurs, une quarantaine de volontaires sillonnent les camps la veille de nos interventions pour informer la population. La mobilisation est un enjeu capital auprès des communautés qui sont parfois réticentes à l’idée de se faire "piquer" ».
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